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CITATIONS

 

2 000 mecs assistent à un meeting politique alors que c'est gratuit pendant que 20 000 mecs vont assister à un concert de Bob Marley alors que c'est payant. Cherchez l'erreur (Coluche, 1981).


À l'époque où Dylan a commencé à devenir populaire, je le détestais. Toutes ses chansons politiques, gauchistes... Et plus tard je lui en ai voulu d'avoir lancé cette mode du protest-song, des marches de protestation, d'avoir lancé la mode de la guerre du Viêt-Nam, je trouvais cela d'un grotesque... Tout cela était si vulgaire, cela a conduit à Woodstock. Ce fut une époque assez dure car tous les étudiants qui étaient avec moi me considéraient comme horriblement réactionnaire. En fait je suis conservateur. Je suis très attaché à ces vieilles valeurs anglaises de la tolérance, du libre-arbitre. Je n'ai pas envie de voir des syndicats ou je ne sais quoi d'aussi vulgaire venir chambouler mon équilibre. J'ai assez peur de tout ça (Brian Ferry, Roxy Music, Best, 1975).


Avant, on avait un garde fou politique, on pouvait rêver à un monde plus « anar », où le partage et l’individu gagnaient. Tout ça c’est très beau, mais politiquement, il n’y a plus rien de solide. Il n’y a qu’un système dont on sait très bien qu’il ne sera pas viable cent ans encore. On se retrouve avec la même question qu’il y a trois mille ans : « A quoi ça sert ? » (Jean Louis Aubert, 1993)


Avec l’âge, on se désintéresse de la politique, de la vie du monde. J’ai plus de chansons personnelles qu’universelles. Je parle des petites gens. (Renaud)


Avoir des convictions oui, des certitudes jamais ! (Bertrand Cantat, Noir Désir).


Bush, je ne l’aime pas. Je soutiens quiconque soutient l’Amérique, mais Bush ne soutient pas l’Amérique. Il soutient l’argent et sa famille. (Corey Taylor, Slipknot)


Ça fait au moins vingt ans qu’on m’accuse de pessimisme parce que je dis que nous sommes au milieu d’une catastrophe. Ce qu’il faut maintenant c’est trouver l’attitude à  adopter dans cette catastrophe. Tu n’es qu’un petit morceau de bois dans un torrent, une autre personne arrive, tu lui dis quoi ? Je suis de gauche et tu es de droite ? Es-tu contre ou pour l’avortement ? On n’en a rien à foutre quand tout est en train d’exploser. (Leonard Cohen, 1993)


C’est tragique que les USA interviennent au Viêt-Nam ou au Salvador. Et Allende que la CIA a assassiné comme Che Guevara. Le rôle de la CIA dans les états sud-américains n’est hélas un secret pour personne. Là-bas, nous nous sommes toujours retrouvés du mauvais côté, celui des assassins. Et pire, c’est que nous les armons. (Jackson Browne, 1982)


Ce sont les lois qui engendrent le crime et la violence. Les rastas ne croient pas à la violence. Les rastas ne croient pas. Ils savent. (Bob Marley)


Ceux qui disent « Ce n’est pas mon boulot de m'engager », et que t’arrives à vivre dans ce monde et qu’autour de toi personne ne te touche, faut être un sale mec. En même temps on peut concevoir que certains ne s’engagent pas par crainte de vendre moins de CD, d’avoir moins de monde à leurs concerts. Beaucoup d’artistes se « chient dessus » par crainte des retombées. La misère a toutes les formes possibles et imaginables, cette réaction en est une. (Bernie Bonvoisin, Trust, 2014)


Coluche me manque. L’ami, le frère, mais aussi le personnage social et politique. On aurait bien besoin de son grain de sel dans le débat (Renaud).


Dans les années soixante, on pouvait croire qu’une série de manœuvres politiques plus ou moins subtiles pourrait changer le système de l’intérieur, en créant des situations favorables à l’établissement de rapports nouveaux entre les hommes etc. Et puis bon, après le meurtre des Kennedy et celui de Martin Luther King, après le Watergate, il s’est avéré que cette proposition de changements à  travers les institutions existantes était totalement fausse. En pratique impossible. Le système démocratique ne fonctionne pas. (Robert Fripp, King Crimson, 1979)


Élections, pièges à cons. (Métal Urbain)


En Espagne, j’ai fait un concert dehors où je me suis ramassé cent cinquante dollars, aidé par deux étudiants communistes locaux qui faisaient la quête. A la fin du repas pris en commun, j’ai eu droit aux seuls dix dollars qui restaient. Je me suis dit : « Ça y est mec, tu as compris le fondement du communisme... » Et je suis rentré chez moi. (Huey Lewis, 1986)


Et comme le dit la chanson, la jeunesse emmerde le Front National. Moi aussi. (Stéphane Sirkis, Indochine, 1992, Ras l´front n°6)


Fuck the American Governement. (MC5)


Il y a la théorie et la pratique, la politique politicienne... Dès qu’elle sert à  renforcer un pouvoir, elle ne m’intéresse plus. Ma philosophie en ce domaine est très simple : si chacun foutait à la paix à  son voisin, le monde serait sans doute beaucoup plus vivable. Malheureusement l’homme est une créature curieuse qui veut se mêler de tout... (Mark Knoffler, Dire Straits, 1985)


Il y a une responsabilité qui fait que je ne peux pas juste dire que la vie est belle, qu’il faut passer son temps à  baiser et à  faire la fête. Il y a des choses à  méditer et d’autres dont il faut s’inquiéter, de l’environnement jusqu’aux kids que l’on a envoyé au casse-pipe dans le Golfe pour leur demander leur bulletin de vote à leur retour. (Dave Pirner, Soul Asylum, 1983)


Ils ont voté ils voteront comme on prend un barbiturique
Et ils ont mis la République au fond d'un vase à reposer
Les experts ont analysé ce qu'il y avait au fond du vase
Il n'y avait rien qu'un peu de vase.
(Léo Ferré, Words... Words... Words, 1980)


J’ai brûlé le drapeau américain en 1979. Quand j’étais militaire, on m’avait appris que la seule manière de se débarrasser d’un drap qui était souillé, c’était de le brûler. La définition militaire de le souiller, c’est qu’il touche terre. Pour moi c’est différent. C’est l’hypocrisie, l’oppression, le génocide qui sont fait au nom de ce drapeau. C’est vraiment cela souiller le drapeau.  C’est pour cela qu’on a mis le feu à ma maison. Ma femme, mes trois enfants et ma belle mère ont péri dans l’incendie. (John Trudell, 1995)


J’ai du mal à  admettre que ceux qui détiennent le pouvoir ne l’utilisent pas pour changer les choses. Et si chacun d’entre nous voulait bien utiliser son bulletin de vote, nos décideurs seraient bien plus actifs. (Pat Benatar, 1988)


J’ai fait de la politique en amateur à la fin des années 60 plus par culpabilité qu’autre chose. Parce que je me sentais coupable d’être riche et parce que « Peace and Love » n’était peut être pas assez. Il fallait se faire tirer dessus ou recevoir un coup de poing dans la figure pour prouver qu’on était du côté du peuple. Mais c’est vraiment contre mes instincts. (John Lennon, 1980)


J’ai toujours eu une admiration totalement irrationnelle pour François Mitterrand. Pour l’individu, pas pour sa politique. Et je ne me suis jamais caché pour le lui faire savoir. (...) C’est le seul socialiste que j’aime. (Renaud)


J'ai une bonne nouvelle, Pinochet est mort ! Il en aura fallu du temps à cette ordure, mais ça y est, il brûle en enfer ! (Bernie Bonvoisin, Trust, Zénith de Paris, 2006).


Jacques Chirac ? Un type droit, humain, qui sait renvoyer l’ascenseur. Il est venu dîner à la maison. Sans gardes du corps. Serein, tranquille. Eh ben ! Je vais vous dire : il raconte des histoires grivoises pas mal du tout. (Johnny Hallyday)


Jamais de compte à rendre, juste des comptes à régler… Ta vie propre, comment tu la mènes, comment tu fais ton groupe, comment tu parles aux gens, aux filles, comment tu les respectes… À partir de là, tu as des affinités avec les gens, pour nous, c’est politique, c’est une façon de faire. Après, savoir si tu es de telle ou telle obédience, ce n’est finalement pas si important que ça. C’est sûr qu’on n’est pas à droite… (Laurent, Haine Brigade)


Je fais du rock pas de la politique. Avec le Band Aid je voulais aider; si la politique aidait les gens ça se saurait. (Bob Geldof, The Boomtown Rats)


Je hais les hommes politiques qui ne disent que des conneries. (Buzy)


Je n’ai de réponse à rien. Je ne veux pas être un putain de porte-parole. (Kurt Cobain, Nirvana)


Je n’ai jamais appartenu à aucun parti, à  aucune organisation. Je n’aime pas la gauche, je n’aime pas les communistes, ni les socialistes, je ne crois pas que ce qu’ils ont à  offrir au public est vrai. Le seul exemple de système politique et économique auquel les individus semblent adhérer naturellement est le capitalisme. La preuve en vient des pays communistes eux-mêmes. Quoi qu’ils en disent et quoi qu’ils désirent, les gens ont une nature capitaliste. (Frank Zappa, 1984)


Je n'ai pas le droit d'attaquer toute une génération sur sa manière de vivre et d'agir. Moi-même, j'ai à me battre contre ma propre fainéantise et mes propres faiblesses. J'ai mes défauts et je n'ai pas à critiquer ceux des autres. Ce que nous essayons simplement de dire c'est que nous sommes dans une période de confusion des sentiments. Nous avons de très fortes opinions politiques en tant que personnes. Mais, utiliser la base d'une chanson comme plate-forme politique, cela ne nous correspond pas du tout. (Kurt Cobain, Nirvana)


Je ne connais pas de politicien qui ne désirerait pas être le guitariste d'un groupe de rock ; ça me donne la possibilité de dire ce en quoi je crois. (Billy Bragg)


Je ne crois pas aux hommes politiques, ni en leurs promesses. Ils mentent. Ce qu’ils veulent, c’est être élus. Pensez à ce qu’ils font. Et pensez au cheminement pour devenir puissant, président. Ils ne pensent qu’au pouvoir, pas aux gens. Et dans la musique et le cinéma, il y a à peine moins de mensonges ou de compromissions que dans la politique. (Brian Warner, Marilyn Manson)


Je ne crois plus en ce système. Les politiciens, pour moi, se situent juste en dessous des vendeurs de voitures d’occasion. (Cher, 1995)


Je ne me renie pas sur Mitterrand. Malgré l’inventaire, malgré la trahison de ses amis et le fiel de ses ennemis, il reste un grand mec politique que j’ai rencontré et que j’aime. Il avait l’intelligence, l’humour et même le machiavélisme. C’était le plus fort. (Renaud)


Je ne partage pas la parano américaine vis-à-vis du communisme comme une maladie honteuse, c’est du délire. Dans notre monde surdéveloppé, l’idéologie des pays de l’Est n’est pas franchement différente du Christianisme ou de l’Islam. Tu ne combats pas cela avec des tanks et des missiles. C’est là, dans notre quotidien, ça existe et tu dois apprendre à  vivre avec en acceptant que les gens des autres pays aient une croyance différente de la tienne. Mais lorsqu’on parle de Cuba, les américains continuent à  sortir leur 22 long rifle. (Stewart Copeland, The Police, 1983)


Je ne pense pas grand-chose de bien de la France. Je suis dégoûté que les Français continuent à  tester leurs armes nucléaires sur Mururoa. Les gens du Pacifique en ont trop longtemps souffert. (Petter Garrett, Midnight Oil, 1988)


Je ne pense pas que l’explosion soit un besoin en soi. Mais en même temps le fait que les gens acceptent ce qu’ils subissent révèle quelque chose. Dans la génération de 1968, je ne sais pas si les gens ont encaissé la moitié de ce que les gens encaissent aujourd’hui. Pourtant, à l’époque, à la CGT il y avait 500 000 adhérents. Aujourd’hui, s’ils sont 10 000 dehors, ils sont au taquet les mecs. Il n‘y a plus de militantisme, plus d’engagement, les gens ne croient plus en rien à part leur bien-être, leur confort. Il me semble qu’il y avait, auparavant, quelque chose de commun, tourné vers les autres, qui a totalement volé en éclats. Alors il faudrait peut-être que les choses implosent à un moment donné pour revenir à quelque chose de plus contemplatif, parce qu’aujourd’hui on ne prend plus le temps. C’est essentiel de prendre le temps. (Bernie Bonvoisin, Trust, Marianne, 2014)


Je ne peux pas monter sur scène et crier « Votez travailliste ! » Une fois j’ai dit « N’oubliez pas de mettre un préservatif ! » et ils gueulaient tous « Ta gueule Papy ! » (Dalmon Albarn, Blur, 1995)


Je ne suis pas content du retour de la droite. C’est l’éternel recommencement, car à mon avis, c’est pas fini. Si la droite est revenue, c’est qu’il n’y a pas eu assez de gauche. Donc, ça console, on se dit qu’on peut tout réinventer. (Bertrand Cantat, Noir Désir, 1993)


Je ne suis pas un politicien, juste un petit artisan de la musique (Manu Chao).


Je ne vote pas. Je ne souscris ni au Parti républicain, ni au Parti démocrate. Mais, en partant du principe qu’ils sont tous les deux partisans de la censure et du grand cirque hollywoodien, je préfère que les républicains gagnent. Parce que, même s’ils sont très conservateurs, ils sont très francs. (Brian Warner, Marilyn Manson)


Je rencontre de plus en plus de gens qui ne bossent plus que trois jours par semaine... tout ça parce que les multinationales se livrent à une compétition acharnée sans se préoccuper des conséquences pour les travailleurs... Je n’arrive pas à me faire à cette idée. Même sur le plan politique, je me sens complètement perdu... Les politiciens se répètent, sont obsédés par le passé... Les idéologies de Marx ou de Lénine ont cent ans et on continue de vouloir les adapter au monde moderne au lieu de chercher des nouvelles solutions aux problèmes qui se posent aujourd’hui. (Bono Vox, U2, 1987)


Je savais qu’en France il y avait un sérieux problème avec les immigrés et Le Pen. On m’a demandé si je voulais soutenir Mitterrand sur ce sujet. J’ai dit immédiatement oui, mais quand j’ai appris que c’était en fait pour sa campagne, j’ai préféré m’abstenir. J’apprécie énormément ce que Mitterrand fait pour les Droits  de L’homme et l’Europe, mais je suis en désaccord sur sa politique nucléaire. Ma présence à  ses côtés aurait pu signifier que je l’approuvais sur tout. Ce qui n’est pas le cas. Je n’ai jamais supporté un politicien, je me bats pour des causes. (Sting, 1988)


Je suis communiste, et fière de l'être (Catherine Ribeiro, 1977).


Je suis plutôt contre tous les craignos de la politique à trois balles. Je suis dans l’autre sens. Je pense que les Besancenot, Jose Bové, Mamère, Jack Lang c’est de la merde, c’est tous des connards. Je peux pas saquer tout ça. Je pense que tous ceux qui nous défendraient, seraient de notre coté, sont plutôt nos pires ennemis. Je ne dis rien, je me permets simplement de dire de temps en temps que Jack Lang c’est un trou du cul, et José Bové un connard. C’est tout, je m’en fous complètement. Je trouve que la vie politique française est vraiment minable, je ne peux pas m’identifier à qui que se soit. Je les trouve ringards, des show bizzés à trois balles (Jean-Louis Murat, 2003).


Je trouve la gauche assez adroite, et la droite un peu gauche. (Serge Gainsbourg)


L’ambiance est si conservatrice aux USA, en ce moment, il n’y en a que pour le drapeau. Je déteste ce que Reagan a fait pour l’Amérique. A le croire, c’est elle qui a inventé la roue, alors que c’est le monde entier qui a  inventé l’Amérique. (Roger Taylor, Queen, 1986)


L'Amérique est un putain d'état policier. C'est un endroit terrible. L'éducation y est nulle à chier. Les gens sont complètement bousillés. Ils ont des magnétoscopes, de l'essence à bon marché et 40 chaînes de télé, alors pas de danger que quelqu'un viennent foutre la pagaille. Les gens s'en foutent que les États-Unis laissent le tiers monde dans la merde absolue. Personnellement, je souhaite qu'il y ait un effondrement économique total. (Krist Novoselic, Nirvana, 1991)


L’année dernière quand Reggan et Gorbatchev se sont rencontrés et se sont serrés la main, je me suis dit, au moins, ce que John et moi avons entrepris n’a pas été complètement vain. (Yoko Ono, 1988)


La démocratie est encore une valeur très neuve dans la société actuelle. Je crois qu’il nous reste encore beaucoup de choses à  faire, à  apprendre et, pour moi, les États-Unis peuvent, doivent servir de laboratoire quant à la découverte et l’application des nouvelles valeurs démocratiques. (Leonard Cohen, 1992)


La jeunesse, après tout, n'est pas une condition permanente et un clash de générations n'est pas aussi dangereux, fondamentalement, pour le gouvernement que le serait un clash entre les gouvernants et les gouvernés. (Lu sur la pochette du tout premier 45 tours des Clash)


La jeunesse emmerde le front national. (Bérurier Noir)


La musique c'est peut-être la seule branche artistique où il y a des mecs capables de voter à droite (Didier Super).


La peur est mauvaise conseillère : c’est bien elle qui pousse quinze pour cent de braves français moyens à  voter Le Pen, ou je me trompe ? (Mathias Jabs, Scorpions, 1993)


La République est assiégée par un abruti. Sans exagérer, c’est une véritable tragédie pour notre démocratie (Bruce Springsteen, à propos de Donald Trump, Rolling Stone, 2017).


Là tu vois on est sur une grande et belle Avenue parisienne, t’as des belles boutiques et tout, et moi ça m’gêne de voir qu’il y a des mecs la nuit qui dorment devant ces magasins et qui n’ont rien. Je trouve ça anormal, ça me dérange et j’en parle comme je peux. Après c’est la conscience de chacun qui parle. Mais moi ça m’casse les couilles de voir ça. (Bernie Bonvoisin, Trust, 2014)


La violence politique, et là je parle de guerre politique planifiée, met les politiciens en péril. Maintenant, regarde-nous par exemple. Parce que tu peux chanter une chanson et que dix mille personnes l’achètent, le politicien voudrait bien t’avoir dans sa poche. Mais il faut éviter à tout prix que ça arrive. C’est un jeu trop dangereux. (Bob Marley)


Le plus drôle c’est qu’il n’y a pas mille personnes, aux États-Unis, capables de définir le mot « communisme », il a été vidé de tout sens et ne sert plus comme repoussoir. Je ne sais pas à  qui cela profite, mais c’est vraiment trop gros pour ne profiter à  personne. (Steve Van Zandt, ex-E Street Band, 1984)


Le seul fait de sortir dans la rue c’est de la politique. Quand tu vis, et que tu ne te contentes pas d’exister c’est politique. Si tu existes, tu te lèves le matin tu vas bosser, tu rentres le soir, tu vas voter une ou deux fois par an, et tu meurs une fois que tu as touché ta retraite. Mais quand tu vis, ta vie tu essayes de l’inventer, donc du coup tu ouvres les yeux, les oreilles, et puis ta gueule… On est politiques, mais surtout pas politiquement corrects. On est très, très, incorrects… (Eric Débris, Métal Urbain, Nyark Nyark, 2006)


Le seul gouvernement que j’aime, c’est celui de Rastafari. Les politiciens se fichent complètement des gens ; il n’y a que Jah qui se soucie d’eux. Comme on dit, chacun pour soi, et Dieu pour tous. Les politiciens ne peuvent pas faire tomber la pluie, ils ne peuvent pas faire pousser le maïs. Notre seule unité, c’est Rastafari. (Bob Marley)


Le seul point positif avec la droite et l’extrême-droite, c’est qu’elles se détruisent souvent toutes seules. (Bertrand Cantat, Noir Désir)


Le viking est pour nous symbole de l’esprit de découverte mais Le Pen emploie le terme dans un autre sens, alors nous ne nous y référons plus. (Jean Jacques Burnel, The Stranglers, 1984)


Les américains sont naïfs et l’affaire du Watergate a traumatisé les gens parce que, pour eux, un président des États-Unis est comme Dieu, incapable de mentir ou de commettre une mauvaise action. (Pierre Wolf, J. Geils Band, 1982)


Les frontières sont bidons. Arbitraires, politiques. En France, c'est dans les régions que s'expriment les identités culturelles. Moi je crois au régionalisme culturel - mais pas à un régionalisme nationaliste ! Absolument pas. Ça, c'est une terrible erreur (Manu Chao).


Les gens ont une attente incroyable envers moi, particulièrement en Amérique Latine. Ils me font une confiance énorme, ils me demandent de résoudre tous les problèmes du monde. Dans les conférences de presse que j'ai données là-bas, 10 % à peine des questions portaient sur la musique, toutes les autres concernaient la politique (Manu Chao).


Les gens qui disent que la politique et la musique ne peuvent se mélanger devraient juste rentrer chez eux regarder Dawson. Le simple fait de s’exprimer par l’art est politique. Tu montres une certaine vision du monde. (Brian Molko, Placebo)


Les USA sont un pays gamin, souvent très arrogant, très ignorant, très con, qui se cherche perpétuellement un père pour les guider : en l’occurrence, ces dernières années, c’est un beau père imbécile et cacochyme qui a tenu le rôle, investi la maison, violé l’enfant... Quelques années pendant lesquelles la population pauvre a augmenté ainsi que la population, l’injustice, le racisme, l’individualisme forcené... Le pire, c’est le système éducatif : Reagan l’a complètement détruit, par entêtement idéologique, par bêtise, par esprit de revanche sur les acquis dûs au parti démocrate. (Don Henley, Eagles, 1989)


L’International Socialiste nous envoie régulièrement des télégrammes de félicitations. Nous n’avons rien à  faire avec eux. Nous n’avons aucune déclaration politique. La seule ligne politique pour moi, c’est celle de la vie à  travers mes yeux. (Mick Jones, The Clash, 1977)


L’opinion pensait que les hippies étaient de dangereux communistes parce qu’ils rejetaient l’idée même de gagner de l’argent. Mais ce n’est pas ça. Ce que nous refusions, c’est l’inégalité insupportable entre ceux du fond et ceux qui sont tout en haut. (Calvin Russell, 1993)


Lorsque je suis allé jouer en Arizona, j’ai appris que le gouvernement de cet état refusait que le jour dédié à Martin Luther King soit férié. J’ai déclaré que ce serait probablement mon dernier concert en Arizona. (Stevie Wonder, 1987)


Lorsque le pouvoir de l'amour vaincra l'amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix. (Jimi Hendrix)


Mais quand tu penses, ne penses tu pas que tu penses par la pensée façonnée par ton État ? De Chirac à Pasqua ils méritent tous de faire du ferme, au lieu de ça on étouffe et on nous hypnotise avec la ferme.  (Rockin Squat)


Margaret Thatcher était méchante. Une vraie caricature de suffisance et de petitesse. Le pauvre Major est probablement plus gentil, mais il me fait irrésistiblement penser à un poulet de basse cour à  qui on aurait coupé la tête et qui ne sait plus du tout où il va ! (Boy Georges, Ex Culture Club, 1993)


Michel Sardou n'est peut être pas de droite mais il est encore moins de gauche. (Coluche)


Mon devoir civique à moi, c’est de ne pas voter, c’est de ne pas avoir de carte d’électeur. Je veux bien faire mon chèque d’impôt mais je ne veux pas faire le facteur pour aller le porter. (Eddy Mitchell, 1986)


Mon intérêt, c’est le désarmement nucléaire, dans le monde entier. Je pense qu’on est assez nombreux, spécialement les artistes, pour les faire arrêter. Il faut que les gens s’unissent. Qui croyez-vous que les jeunes vont croire, les politiciens ou les artistes ? Moi je penche pour les artistes. (Willy DeVille, 1984)


N’importe quoi possède une connotation politique, donc un auteur compositeur se doit d’être conscient du monde qui l’entoure et dans mon cas, j’ai été frappé par le manque de charité et d’entraide de nos sociétés occidentales qui permet à des fabricants d’armes de s’enrichir quand d’autres meurent de faim parce qu’ils n’ont plus droit au chômage (David Bowie, 1987).


Ni gauche, ni centre, ni droite Ni blabla, ni béquilles Ni rouge, ni blanc, ni noir Ni fusil, ni faucille. (Henri Tachan)


Notre société est dirigée par des aliénés au service d’objectifs aliénants. Je pense que nous sommes gouvernés par des maniaques à des fins démentes et je pense que je suis susceptible d’être enfermé pour oser exprimer cela. C’est ce qui est dément à ce sujet. (John Lennon)


Nous avons tous un fasciste en nous, c’est pourquoi l’éducation a tant d’importance pour effacer la cruauté, le despotisme et toute forme de totalitarisme. Si vous emmurez, vous vous transformez en monstre. (Roger Waters, ex-Pink Floyd, 1990)


Nous haïssons le parti Russie Unie mais nous trouvons aussi inadmissible la position du parti communiste, qui prône un contrôle administratif totalitaire de toutes les sphères de l’existence (Pussy Riot, 2012).


Nous sommes anti russes. C’est une affaire tout à fait personnelle. A Los Angeles, il y a un tas de communistes. Ils affirment que leur doctrine est bonne pour notre pays parce qu’il y a un taux croissant de pauvreté. J’ai rien contre ces gens là à  partir du moment où ils haïssent les russes autant que moi. Nous ne sommes pas un groupe politique. (Johnny Ramone, The Ramones, 1980)


Nous, quand on a débarqué sous Giscard, c’était une France à la trique, ça rigolait pas. Il y avait le SAC (le Service d'action civique), c’était une époque très très chaude. Mais on y est allé quand même quoi. Aujourd’hui, les jeunes qui font de la musique, ils choisissent de faire une carrière donc ils sont lisses, ils sont propres, ça déborde pas. Nous, on avait un cliché en tête : c’était sexe, drogue et rock'n’roll. Et on l’a appliqué comme une méthode. Aujourd’hui, on demande aux « artistes » de se tenir à carreau parce que si ça marche, c’est beaucoup d’argent. Faut fermer sa bouche, prendre son oseille et voilà. Et surtout, il y a de moins en moins d’artistes et de plus en plus de produits. La problématique, elle est là. On est dans un monde où il faut faire des morceaux de 3 min 30 sinon on ne vous passe pas à la radio ou pas en entier. Pour moi c’est non, va te faire enculer, le morceau il est comme ça, pas autrement. Et puis les jeunes, ils écoutent quoi ? Maître Gims ? C’est à dire des gens qui sont incapables de construire une phrase, d’aligner trois mots ! C’est aussi quelque chose de culturel : en tant qu’ado, j’ai grandi dans une queue de comète où il y avait du lourd : le Che, les luttes à l’étranger, j’ai grandi à côté de la fac de Nanterre, les mecs avaient une conscience politique. Aujourd’hui, être engagé, j’ai la sensation que c’est comme avoir une maladie ou quelque chose de sale… (Bernie Bonvoisin, Trust, Marianne, 2014)


On cible notre énergie sur des engagements précis. A partir du moment où le gouvernement autorise des agissements à l'encontre de nos convictions sur les expulsions des sans papiers et des enfants qui sont ainsi séparés de leurs parents, on dit non, ce gouvernement, dirigé par telle personne nous répugne et nous ne sommes pas d'accord. On nous reproche parfois de prendre politiquement le public en otage mais sur scène on ne prend pas de position sur un parti politique, on dénonce des faits qu'on réfute, point ! (Frédo, Les Ogres de Barback)


On était très naïfs politiquement mais on a toujours été assez réalistes par rapport au monde qui nous entourait. Et beaucoup de choses ne nous plaisaient pas à l’époque, ce qui nourrissait le propos de nos chansons. (Madness)


On me dit souvent que je suis un chanteur engagé. Je réponds non, je ne suis pas un chanteur engagé. Ce qui serait intéressant, ce serait plutôt de demander à ceux qui ne sont pas engagés pourquoi ils ne le sont pas. On pose la question dans le mauvais sens. (Bernie Bonvoisin, Trust, Marianne, 2014)


On ne veut pas écrire de chanson politique. On ne veut pas transformer nos disques en discours. (Benny Andersson, Abba)


On regarde les hommes politiques comme si on regardait un Boys Band, c’est nul (Jean-Louis Murat, 2003).


On se demande bien comment ils arrivent à avoir d'aussi belles bagnoles sans jamais travailler, tous ces ministres.  (Didier Super)


Politiquement plus consterné que concerné. (Serge Gainsbourg, 1979)


Pour être un politique il faut avoir été opéré de la honte. (Bernie Bonvoisin, Trust)


Pour moi, la politique est un faux monde, un monde fantôme, en trompe l’œil : ça n’existe pas. Je refuse de voter. Ces gens n’auront pas un centième de mon temps, de mon sang, de mon existence. Je ne pourrais pas dormir, pas faire l’amour, pas écrire si je leur consacrais la moindre parcelle d’attention. C’est simple je nie ! (Andy Partridge, XTC, 1989)


Quand ils ont vu que ça marchait pour nous, le Parti travailliste a tenté de prendre le train en marche. On n’a pas repoussé leurs avances, on les a juste ignorées. (Joe Strummer, The Clash)


Quand j’étais enfant, j’ai immédiatement admis, en fréquentant les pubs, que le communisme était l’avenir du monde. Je n’ai plus le même point de vue aujourd’hui. Je crois définitivement aux vertus du capitalisme. (Paul McCartney, 1989)


Quand les hippies ont organisés des festivals dans les bois, tout le monde les a suivis. Alors, le gouvernement a pris peur. Ça ne l’amusait pas de faire face à  des gens qui voulaient vivre dans les bois. Non, le pouvoir préfère voir les citoyens payer leurs factures. (Bo Diddley, 1991)


Quand tu comprends à  quel point les relations personnelles sont complexes ou trompeuses, tu commences juste à  comprendre le nombre d’erreurs que peuvent commettre les politiques. Après tout, ces types ne sont que des êtres humains. Ils ont eu un grand rêve à un moment de leur vie : rentrer en politique, devenir un leader. Pour assouvir ce rêve, il leur fallait être élu. Alors, ils commencent par faire des compromis jusqu’au jour où les moyens l’emportent sur la fin. Ce n’est ni  tout noir ni tout blanc. L’être humain est faillible et pleins d’illusions. Tant que les gens s’en aperçoivent et en sont conscient quand ils traitent la politique, que ce soit en votant ou en faisant carrière, il y aura des changements. (Jeff Ament, Pearl Jam, 1992)


Quand tu fumes de l’herbe, cela te révèle tel que tu es. Toute la perversité que tu caches t’est révélée. C’est pourquoi les politiciens ne fument jamais, ils cachent beaucoup trop leur vraie nature, la révéler serait les tuer, ils ne supporteraient pas. (Bob Marley, 1978)


Quand tu sais que seulement 5% des américains ont un jour mis les pieds à  l’étranger, tu imagines le nombre de rednecks bornés et nationalistes qui peuplent ce pays ! L’endoctrinement et le lavage de cerveau commencent dès le jardin d’enfant et s’intensifient à  mesure que l’on progresse dans le système éducatif. (Zach De La Rocha, Rage Against The Machine, 1994)


Reflet de la révolte/rébellion de la jeunesse, même si aujourd´hui le capitalisme en fait un produit de consommation, le rock reste fondamentalement antinazi, antiraciste. La majorité des stars et des groupes de rock adhèrent à ces valeurs. Je ne connais pas un groupe de rock français soutenant les lepénistes. Au contraire, ils sont à la pointe du combat anti-FN. (Stéphane Sirkis, hiver 1992, Ras l´front n°6)


Regardez chaque homme qui a été président des États-unis. Est-ce que je pourrais faire pire ? Si j'arrive à distinguer la merde du cirage, je ne peux pas faire pire ! (Frank Zappa, à propos de son éventuelle candidature à la présidentielle de 1992)


Sans arrêt, les gens exigent de moi des réponses politiques. Je leur réponds : « Je suis comme vous : perdu dans le siècle, je cherche toujours la « tumba del Quijote », la tombe de don Quichotte. Ici ou là, je vois des petites lumières, des points de fièvre, des endroits qui résistent, comme au Chiapas. J'en parle, je le chante, un peu, faut pas non plus que ça me prenne la tête (Manu Chao).


Si je peux me permettre une suggestion à M. Giscard d’Estain – je sais que c’est présomptueux pour un américain – ce serait de parler plus vite, j’aurai plus foi en lui. J’ai également des suggestions pour les autres candidats ; s’ils veulent me contacter je leur montrerai leurs erreurs. (Ron Mael, The Sparks, 1981)


Si on considère qu’un parti politique est comme une famille, moi, quand j’ai un problème dans ma famille, je ne l’expose pas à la télévision. En fait, ils peuvent se tirer dans les pattes tant qu’ils veulent, ce qu’il faut, c’est un balayage de toutes les règles pour recommencer autre chose. Il faut inventer d’autres règles, si on veut que les gens y croient de nouveau. (Manu Chao, août 2009)


Si tu écoutes une rock star pour t'informer pour qui voter, tu es alors plus con qu'eux.  (Alice Cooper)


Tant que nous aurons en Angleterre ce gouvernement impérialiste, tant que le peuple subira la répression, la violence ne risque pas de s’arrêter. Il y aura toujours un type pour braquer une arme, animé par la plus farouche des déterminations. (Kevin Rowland, Dexys Midnight Runners, 1985)


Tout a complètement changé maintenant. Je me suis acheté une maison ! Maintenant je peux sortir et m'acheter des meubles. Quand je vais au supermarché, je peux prendre du beurre et du fromage sans m'inquiéter de savoir si je gagne assez (...) C'est pas parce que tu as un peu de fric que tu es un vendu. Je serais un vendu si maintenant je me mettais à voter pour le Parti Républicain en sachant qu'il s'occupe des riches. Mais je vote toujours à gauche. (Krist Novoselic, Nirvana)


Tout ce que je traverse me bouleverse. Tout ce que je fais a un fond politique. Tout n’est pas politique, mais moi je vis dans un monde, dans une société, je vois des choses autour de moi et je ne comprends pas comment on peut ne pas être touché par ce qui se passe ou par ce que l'on voit. Quand je vois des dizaines de mecs qui dorment dans des encadrements de boutiques, ça me casse les couilles ! J’ai un très bon train de vie, je suis heureux, je vis bien mais ça me casse les couilles ! Et en tant qu’artiste, j’ai le privilège d’avoir par moment des espaces pour exprimer mon truc. Je le fais parce que c’est important. C’est une nécessité. C’est pas parce que le monde est comme ça qu’il faut l’accepter et s’y plier. (Bernie Bonvoisin, Trust, Marianne, 2014)


Toute musique est politique, et les groupes qui ne réalisent pas la portée de leurs paroles sont entre les mains de la société. Toute musique est propagande, même la techno la plus évasive qui fait office d’opiacé et protège la société en écrivant que les gens ne se posent pas les questions qu’ils devraient se poser. (Zach De La Rocha, Rage Against The Machine, 1994)


Vous ne pouvez pas vous fier aux politiciens. Il ne faut pas tenir compte d'un discours politique. C'est tous des mensonges... et cela s'applique à n'importe quelle star du rock qui fait un discours politique aussi. (Bob Geldof, Boomtown Rats)

 

 

 

 

 

 

 

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