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Serge Gainsbourg


Serge Gainsbourg, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 à Paris, est un auteur-compositeur-interprète et cinéaste français. Fils d'immigrants russes, il rêva d'abord de devenir artiste-peintre. Par la suite, il devint célèbre en tant qu'auteur-compositeur-interprète et toucha à de nombreux styles musicaux, mais aussi au cinéma et à la littérature. Toute sa vie, Serge Gainsbourg souffrit de ce sentiment de rejet et de cette image que lui renvoyait son miroir : celle d'un homme que l'on qualifiait de laid. Enfin, il s'est créé l'image d'un poète maudit et provocateur.

Biographie de Serge Gainsbourg

Site officiel

MySpace

 

CITATIONS

 

Bardot est une fille qui peut se montrer très intelligente avec des gars intelligents et très con avec des cons. Définitif et sans appel.


Car pour les pin-up Il faut des pick-up. (La femmes des uns sous le corps des autres)


Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l'amour.


C'est pourquoi je dis qu'la lucidité est indispensable Sinon les filles te possèdent jusqu'à la peau.
(C’est la cristallisation comme dit Stendhal)


C'est une défense de mettre un masque. Moi je crois que j'ai mis un masque et que je le porte depuis vingt ans, je n'arrive plus à le retirer, il me colle à la peau. Devant il y a toute la mascarade de la vie et derrière, il y a un nègre : c'est moi.


Cœur contre cœur le cœur bat plus vite Comme sous l'emprise de la peur. (Bloody Jack)


Comment voulez-vous que je traduise "Rock around the bunker"? "Dansons autour de la casemate"? Ça ne swingue pas des masses !


Des connards m’ont attaqué parce que je me moquais de l’Hymne Français avec « Aux Armes etc. ». D’abord le « etc. » est dans le texte, dont j’ai acheté le manuscrit une fortune. Rouget de l’Isle ne voulait pas réécrire le refrain à chaque fois, quoi. Bon. Ensuite, c’est une version révolutionnaire que j’ai fait, non ? (Serge Gainsbourg, 1985)


Dieu est un fumeur de havanes Je vois ses nuages gris Je sais qu’il fume même la nuit. (Dieu Fumeur de havanes)


Dieu est un fumeur de havanes C'est lui-même qui m'a dit Que la fumée envoie au paradis. (Dieu Fumeur de havanes)


Doit-on dire un noir ou un homme de couleur. Tout ceci n’est pas clair.


En 1981 je me baladais rue Saint-Denis, là je tombe sur une pute superbe, je lui dis : «  tu sais comment je m'appelle, mais toi quel est ton nom ? » « Socialisme ». Alors je monte avec elle et dans la chambre je m'aperçois que c'est un immonde travelo. Elle me dit alors « prends-moi par le communisme ! »


En définitive, je suis resté en filigrane cet enfant timide et secret qui implique candeur, innocence, insoumission et sauvagerie.


Faire l'acteur, ça me permet de voir du pays.


Faut savoir s’étendre Sans se répandre. (Pauvre Lola)


Gainsbarre est un être vivant, libre de ses sarcasmes, de ses conneries et de ses humeurs.


Hugo disait : « Il est interdit de déposer de la musique le long de mes vers. » Brahms n’aurait pas aimé que je dépose des paroles le long de sa musique. Mais je ne fais qu’emprunter. Mes essais — qui ne sont que des essais — s’effaceront d’eux-mêmes et Brahms sera restitué. Je l’ai à peine effleuré.


J’ai 7 mots à dire : les Russes sont des en cu lés. (à propos de la guerre en Afghanistan)


J’ai des bastos ici, une belle collec’ que mes potes flics m’ont filé mais je ne veux pas de flingue. S’il y a un calibre, je me tue, je me pose la question du être et du non être et je me sers une bastos. Parce que j’ai tout eu, la gloire, le blé, les femmes, j’ai écrit des choses pas dégueu, alors je me pose la question, après ça, pourquoi vivre ? (1987)


J’ai eu une crise cardiaque ce qui prouve que j’ai un cœur.


J'ai le culte de l'inutile.


J’ai placé mon univers de la chanson dans une sphère de luxe et de névrose.


J'ai retourné ma veste le jour où je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison.


J'aime bien Mickey. Il est comme moi : il a deux grandes oreilles et une longue queue.


J’arrête de fumer toutes les 5 minutes.



Jamais je ne me suis aussi bien entendu qu'avec personne.
 


Je composerai jusqu'à la décomposition.



Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà.


Je fume, je bois, je baise, triangle équilatéral.


Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu'il y en ait un qui le prenne mal.


Je n'ai pas un mot à dire sur le bonheur. En ligne de mire je ne le connais pas, ça ne m'intéresse pas. J'ai eu des instants de bonheur avec quelques femmes, ça n'appartient qu'à moi. Je raconte mes turbulences, mais pas mes instants de calme.


Je ne porte jamais de slip, ça fait pansement.


Je ne sais pas ce qu'il faut faire, mais je sais ce qu'il ne faut pas faire.


Je ne suis pas un cynique comme d'aucuns le prétendent, non, je suis un romantique, je l'ai toujours été. Tout jeune garçon, j'étais timide et romantique. Je ne suis devenu cynique qu'au contact de mes prochains qui m'agressaient sur ma laideur et sur ma franchise.


Je suis un mythe vivant, quelques degrés au-dessus d'une star.


Je suis venu pour te voler Cent millions de baisers. (Hold up)


Je trouve la gauche assez adroite, et la droite un peu gauche.


Je vis au jour le jour profitant de l'instant. Je suis partie intégrante des seventies, vivant dans des villes hyperindustrielles, mégalopolis du futur faites de béton et d'asphalte où même les arbres sont en plastique. Les grandes villes : Paris, Londres, New York, Berlin, portent en elles-mêmes les germes de leur décadence et j'essaie d'amplifier ces germes qui sont la transsexualité, les drogues dures, l'anarchie, le chaos. (Portrait d’Alain Pacadis par Gainsbourg, Façade n°3, avril 1977)


Je voudrais que la terre s'arrête pour descendre.


Jeunes femmes et vieux messieurs Si elles sont fauchées quelle importance Jeunes femmes et vieux messieurs Du pognon ils en ont pour deux. (Jeunes femmes et vieux messieurs)


Jour après jour Les amours mortes N’en finissent pas de mourir. (La Chanson de Prévert)


Journaliste : Si on va au fond des choses, la chanson, ça représente quoi pour vous ?
Gainsbourg : Un métier. Et de l'argent. Parce qu'il faut bien vivre.
Journaliste : Et un message ?
Gainsbourg : Certainement pas. Les seuls messages qui peuvent être véhiculés par la musique sont des hymnes patriotiques.
Journaliste : Vous pensez être doué ?
Gainsbourg : Oui.
 


Journaliste : Vous refusez les messages dans la chanson ?
Gainsbourg : J'estime que qui a un message à donner se fait éditorialiste.


Juif, c'est pas une religion ! Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça !


L’amour est aveugle et sa canne est rose.


L'amour est un cristal qui se brise en silence.


L'amour physique est sans issue. (Initiales B. B.)


L'amour sans philosopher C'est comme le café Très vite passé. (Couleur café)


L'an dernier, je me suis retrouvé face à Simone Veil, dans un compartiment fumeurs. Comme un petit garçon, j'ai été fumer dans le couloir.


La beauté cachée des laids Se voit sans délai. (Des laids des laids)


La beauté est la seule vengeance des femmes.


La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés.


La chanson (...) comme l'a été la peinture, est pour moi une manière de vivre en marge de la société.


La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence, c'est pour cela que quelquefois je m'autorise à être con.


La femme n'est pas un partenaire mais un adversaire.


La gueule que j'ai aujourd'hui, je la regretterai dans dix ans.


La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu'elle ne disparaît pas avec le temps.


La mort a pour moi le visage d’une enfant Au regard transparent. (Cannabis)


La queue c’est féminin. Le con masculin. Question de chance.


La vie n’est qu’un claquement entre le pouce et l’index d’un rocker.


La vie ne vaut d’être vécue Sans amour. (La javanaise)


Le comble de la misère c'est l'absence de papier cul.


Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit.


Le snobisme, c'est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet.


Le soleil est rare Et le bonheur aussi L'amour s'égare Au long de la vie. (Valse de Melody)


Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.


Les cigarillos ont cet avantage d’faire le vide autour de moi. (Les Cigarillos)


Les mauvaises critiques me touchent autant que les bonnes. Parfois, ça peut faire très mal… Si le mec a un style fulgurant, je me dis c’est un bon, si c’est dégueulasse comme style, je supporte pas. Mais il y a aussi des critiques qui me donnent les larmes aux yeux. (1989)


L'homme a créé des dieux. L'inverse reste à prouver.



L'homme a créé des dieux, l'inverse tu rigoles, croire c'est aussi fumeux que la ganja, tire sur ton joint pauvre rasta et inhale tes paraboles.
 


Ma mère était belle, mon père aussi, je ne vois donc pas d’où peut venir ma laideur... Peut-être de mon chien...


Mais qui sans amour Existe ? (Amour sans amour)


Mieux vaut ne penser à rien Que ne pas penser du tout. (Ces petits riens)


Mieux vaut pleurer de rien Que de rire de tout. (Ces petits riens)


Mon héros préféré, c'est Mickey. Tout comme lui, j'ai de grandes oreilles et une grande queue.


Mon premier cachet, ce n’était même pas un cachet, plutôt un comprimé.


Ne jamais refuser un autographe. On me demande, je signe. Ok, un de ces jours, je vais me prendre une balle dans le buffet ! (rue de Verneuil, 1979)


Nous nous sommes dit tu. Nous nous sommes dit tout. Nous nous sommes dit vous, puis nous nous sommes tus.


On aime une femme pour ce qu'elle n'est pas ; on la quitte pour ce qu'elle est.


On se souvient de rien, et puisqu'on oublie tout, rien c'est bien mieux que tout. (Ces petits riens)


Peut-on jamais savoir par où commence Et quand finit l'indifférence ? (La chanson de Prévert)


Politiquement plus consterné que concerné. (1979)


Pour l'amitié entre hommes et femmes, impensable. Parce qu'il y a toujours sous-jacent le désir animal.


Que vous fassiez l’amour, avec une femme inerte ou une femme volcan, si vous ne l’aimez pas, il n’y a aucune communicabilité. (1969)


Quand on n'a pas ce que l'on aime Faut aimer ce que l'on a. (Un violon, un jambon)


Qu'importe injures un jour se dissiperont comme volute Gitane. (Titicaca)


Qu’importe le temps Qu’emporte le vent Mieux vaut ton absence Que ton indifférence. (Indifférente)


Qui ne s'est jamais laissé enchaîner Ne saura jamais ce qu'est la liberté. (la Chanson du forçat)


Qui promène son chien est au bout de la laisse.


Rendre l'âme ? D'accord, mais à qui ?


Sait-on jamais Où va une femme Quand elle vous quitte Où elle s’en va Quand elle s’en va ? (Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte)


Sais-tu ma petite fille pour la vie il n’est pas d’antidote. (Shush shush Charlotte)


Si j'avais à choisir entre une dernière femme et une dernière cigarette, je choisirais la cigarette : on la jette plus facilement !


Si j'étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.


Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou. (Extrait d'une interview dans Libération - Novembre 1981)


Tu es faible tu es fourbe tu es fou Tu es froid tu es faux tu t’en fous. (La Chanson de slogan)


Un courant mondial est né à Liverpool et on ne peut pas l'ignorer (...). On ne peut pas se scléroser. J'écris des chansons difficiles, on dit que je suis un intellectuel. J'écris des chansons faciles, on dit que je sacrifie au commercial... On ne me fiche pas la paix quoi... On me cherche des noises.


Un homme démaquillé est ambigu, alors qu'une femme maquillée est confuse.


Un poison violent, c'est ça l'amour Un truc à pas dépasser la dose. (Un poison violent c’est ça l’amour)


Un soir, au Milord, je vois Boris Vian. J'encaisse ce mec, blême sous les projos, balançant des textes ultra-agressifs devant un public sidéré. Ce soir-là, j'en ai pris plein la gueule. Il avait sur scène une présence hallucinante, mais une présence maladive; il était stressé, pernicieux, caustique. C'est en l'entendant que je me suis dit "Je peux faire quelque chose dans cet art mineur...
 


Vous savez qui a coulé le Titanic ? Iceberg, encore un Juif !

A PROPOS DE GAINSBOURG

C’était le bonheur de travailler avec Gainsbourg. Il était plein d’attention et de bonnes manières, doux et gentil. Parfois, quand il me parlait de sa vie, j’avais envie de l’embrasser. Je ne l’ai pas fait par pudeur. Maintenant qu’il a disparu, je le regrette. (Vanessa Paradis)


Citer Gainsbourg à tout-va, ça a été une manière polie de ne pas dire que le reste de la chanson française me débecte à mort. Gainsbourg, je l'ai choisi PAR DEFAUT. Je trouvais qu'il avait un bon job : écrire pour les femmes. (Benjamin Biolay)


Gainsbourg est quelqu’un qui a été très important dans ma vie. (Buzy)


Je n'ai jamais aimé ce type qui est le plus surestimé de la musique française. En plus, il disait un nombre incroyable de conneries à longueur de temps et les gens acquiesçaient comme des cons parce que c'était Gainsbourg. (Mano Solo)


On a la chance avec la langue française d'avoir beaucoup de mots qui sont à double sens. A partir de cette richesse là, il y a des images qui viennent. Mais je n'aime pas forcer le jeu de mot. J'essaye qu'il soit justifié par rapport au fond. Gainsbourg en est le maître incontesté et il a donné cette ouverture au texte français. (Zazie, 1995)


Pour l’enregistrement de Je t’aime moi non plus on mimait les paroles et les bruits d’un couple faisant l’amour, en nous tenant par la main. Je crois que l’effleurement de nos doigts, les uns contre les autres, reste un des moments les plus érotiques que j’aie vécus. (Brigitte Bardot)


Prenez un garçon de trente ans, doué pour la peinture, la musique, la chanson, enfin doué pour la vie, quoi ; mettez-le dans une pièce, avec un piano et un stylo, laissez-le tourner,  chercher, laissez-le brûler, laissez-le faire, faire son trou, son p'tit trou qui deviendra grand dans le monde de la chanson. Et puis, quand vous l'aurez laissé chanter, laissé frémir,  laissé brûler devant vous ...  Vous le ferez revenir ! (Boris Vian à propos de Serge Gainsbourg aux 3 Baudets en 1958).


Serge Gainsbourg c’est toujours métro-goulot-dodo ! (Coluche).


Serge Gainsbourg est le seul génie qui ressemble à une poubelle. (Pierre Desproges)

 

 

 

 

 

 

 

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