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Serge Gainsbourg


Serge Gainsbourg, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 à Paris, est un auteur-compositeur-interprète et cinéaste français. Fils d'immigrants russes, il rêva d'abord de devenir artiste-peintre. Par la suite, il devint célèbre en tant qu'auteur-compositeur-interprète et toucha à de nombreux styles musicaux, mais aussi au cinéma et à la littérature. Toute sa vie, Serge Gainsbourg souffrit de ce sentiment de rejet et de cette image que lui renvoyait son miroir : celle d'un homme que l'on qualifiait de laid. Enfin, il s'est créé l'image d'un poète maudit et provocateur.

Biographie de Serge Gainsbourg

Site officiel

MySpace

 

CITATIONS

 

Avant on disait que j’avais une tenue scénique. Maintenant que j’ai une tenue cynique, on dit que je suis prétentieux, alors il faudrait savoir.


Bardot est une fille qui peut se montrer très intelligente avec des gars intelligents et très con avec des cons. Définitif et sans appel.


Car pour les pin-up Il faut des pick-up. (La femmes des uns sous le corps des autres)


Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l'amour.


C’est ma sincérité qui a fait que j’ai fait cette carrière. Si j’avais été un faux cul je ne serais plus là.


C'est pourquoi je dis qu'la lucidité est indispensable Sinon les filles te possèdent jusqu'à la peau. (C’est la cristallisation comme dit Stendhal, 1967)


C'est une défense de mettre un masque. Moi je crois que j'ai mis un masque et que je le porte depuis vingt ans, je n'arrive plus à le retirer, il me colle à la peau. Devant il y a toute la mascarade de la vie et derrière, il y a un nègre : c'est moi.


Ce qui me gêne dans la jument, c'est la queue (Pensées, provoc et autres volutes, 2006).


Cœur contre cœur le cœur bat plus vite Comme sous l'emprise de la peur. (Bloody Jack)


Comment voulez-vous que je traduise "Rock around the bunker"? "Dansons autour de la casemate"? Ça ne swingue pas des masses !


D’autres font de l’acier ou de l’aspirine, moi je fais des tubes.


Des connards m’ont attaqué parce que je me moquais de l’Hymne Français avec « Aux Armes etc. ». D’abord le « etc. » est dans le texte, dont j’ai acheté le manuscrit une fortune. Rouget de l’Isle ne voulait pas réécrire le refrain à chaque fois, quoi. Bon. Ensuite, c’est une version révolutionnaire que j’ai fait, non ? (1985)


Diane, c’est l’agitée du bocal, mais le flacon est de cristal et le liquide, c’est de la nitro. Comme Popeye, elle se roule des joints d’épinards dont les essences baba volent au secours de l’Olive Oyl et du Swee’Pea qui sont en elle, et fétichise en technicolor. Un pédé authentique, je veux dire un vrai mec. La classe, quoi… (à propos de Diane Dufresne, Longueur d’Ondes, 1982).


Dieu est un fumeur de havanes Je vois ses nuages gris Je sais qu’il fume même la nuit. (Dieu Fumeur de havanes)


Dieu est un fumeur de havanes C'est lui-même qui m'a dit Que la fumée envoie au paradis. (Dieu Fumeur de havanes)


Disons que pour la femme, je suis un mâle nécessaire et pour moi, elle est un bien inutile (Pensées, provoc et autres volutes, 2006).


Doit-on dire un noir ou un homme de couleur. Tout ceci n’est pas clair.


Don Juan c’était pas un cadeau. Ni Casanova. « La beauté cachée des laids, se voit sans délai. »


Du champ’, du brut, des vamps, des putes (Pensées, provoc et autres volutes, 2006).


En 1981 je me baladais rue Saint-Denis, là je tombe sur une pute superbe, je lui dis : «  tu sais comment je m'appelle, mais toi quel est ton nom ? » « Socialisme ». Alors je monte avec elle et dans la chambre je m'aperçois que c'est un immonde travelo. Elle me dit alors « prends-moi par le communisme ! »


En définitive, je suis resté en filigrane cet enfant timide et secret qui implique candeur, innocence, insoumission et sauvagerie.


Faire l'acteur, ça me permet de voir du pays.


Faut savoir s’étendre Sans se répandre. (Pauvre Lola)


Gainsbarre est un être vivant, libre de ses sarcasmes, de ses conneries et de ses humeurs.


Hugo disait : « Il est interdit de déposer de la musique le long de mes vers. » Brahms n’aurait pas aimé que je dépose des paroles le long de sa musique. Mais je ne fais qu’emprunter. Mes essais — qui ne sont que des essais — s’effaceront d’eux-mêmes et Brahms sera restitué. Je l’ai à peine effleuré.


Il faut plaire aux femmes d’abord puisque c’est la femme qui applaudit et le mari qui suit.


Il n’y a pas un auteur digne de ce nom ou au moins ayant un tant soit peu de tenue littéraire qui n’ait souhaité écrire pour elle (à propos de Juliette Gréco).


J’ai 7 mots à dire : les Russes sont des en cu lés. (à propos de la guerre en Afghanistan)


J’ai des bastos ici, une belle collec’ que mes potes flics m’ont filé mais je ne veux pas de flingue. S’il y a un calibre, je me tue, je me pose la question du être et du non être et je me sers une bastos. Parce que j’ai tout eu, la gloire, le blé, les femmes, j’ai écrit des choses pas dégueu, alors je me pose la question, après ça, pourquoi vivre ? (1987)


J’ai eu une crise cardiaque ce qui prouve que j’ai un cœur.


J’ai grandi sous une bonne étoile... jaune.


J’ai horreur de la vulgarité. J’habite le 16ème et je me fait les ongles.


J'ai le culte de l'inutile.


J’ai mis un masque de cynique que je n’arrive plus à retirer.


J’ai placé mon univers de la chanson dans une sphère de luxe et de névrose.


J'ai retourné ma veste le jour où je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison.


J’ai tout réussi sauf ma vie.


J’ai un sens de la vertu et de la morale même si j’ai fait des conneries dans ma vie.


J’ai vu Piaf quelques mois avant sa mort, il me manque de ne pas avoir écrit quelques chansons superbes pour elle. Et je suis sûr que j’aurais pu les écrire. Elle m’a vu sur scène et elle a dit : « Qui est ce garçon ? » C’est Gainsbourg. « Mais avec des yeux comme ça, il ne peut pas être méchant ce gosse. Présentez-le moi ! (Longueur d’Ondes, 1988).


J'aime bien Mickey. Il est comme moi : il a deux grandes oreilles et une longue queue.


J’aime la nuit, j’ai les idées plus claires dans le noir.


J'arrête de fumer toutes les 5 minutes (Et si on se disait tout, TF1, 1989).



Jamais je ne me suis aussi bien entendu qu'avec personne.
 


Je composerai jusqu'à la décomposition.



Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà.


Je fume, je bois, je baise, triangle équilatéral.


Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu'il y en ait un qui le prenne mal.


Je n’admettrais pas que ma fille soit libertine.


Je n'ai pas un mot à dire sur le bonheur. En ligne de mire je ne le connais pas, ça ne m'intéresse pas. J'ai eu des instants de bonheur avec quelques femmes, ça n'appartient qu'à moi. Je raconte mes turbulences, mais pas mes instants de calme.


Je ne me casse pas parce que ce sont les gonzesses qui se cassent. Je ne suis pas un tombeur, je suis tombé, oui. Mais c’est bien, un mec doit souffrir pour pouvoir s'exprimer.


Je ne porte jamais de slip, ça fait pansement.


Je ne sais pas ce qu'il faut faire, mais je sais ce qu'il ne faut pas faire.


Je ne suis pas un cynique comme d'aucuns le prétendent, non, je suis un romantique, je l'ai toujours été. Tout jeune garçon, j'étais timide et romantique. Je ne suis devenu cynique qu'au contact de mes prochains qui m'agressaient sur ma laideur et sur ma franchise.


Je ne veux pas m’étendre sur le sujet Bardot, si je puis dire. C’est déjà fait.


Je pratique un art mineur destiné aux mineures.


Je savais qu’à 30 ans j’allais faire des chansons d’avant-garde pour choquer et me faire remarquer. Ça a bien fonctionné.


Je suis à un âge où il faut réussir ou alors abandonner. J’ai fait un calcul mathématique très simple :  je fais 12 titres très élaborés, précieux. Sur ces 12 titres deux passent sur les antennes et les 10 autres sont parfaitement ignorés. Par contre j’écris 12 titres pour 12 interprètes différentes et les 12 sont tous un succès (1960).


Je suis allergique à la drogue. J’ai connu quelques junkies et ça m’a fait chier.


Je suis un artiste, je me détruis.


Je suis un mythe vivant, quelques degrés au-dessus d'une star.


Je suis une prostituée de luxe, mais le jour, pas la nuit.


Je suis venu pour te voler Cent millions de baisers. (Hold up)


« Je t’aime moi non plus » a fait ma fortune. Mais je ne l’ai pas provoqué. Je l’ai faite parce que je la trouvais belle et la plus érotique qui soit.


Je trouve la gauche assez adroite, et la droite un peu gauche.


Je trouve qu’il est plus acceptable de faire du rock sans prétention littéraire que de faire de la mauvaise chanson à prétention littéraire. Ça c’est vraiment pénible.


Je veux faire de la chanson française un art mineur pour les mineurs.


Je vis au jour le jour profitant de l'instant. Je suis partie intégrante des seventies, vivant dans des villes hyperindustrielles, mégalopolis du futur faites de béton et d'asphalte où même les arbres sont en plastique. Les grandes villes : Paris, Londres, New York, Berlin, portent en elles-mêmes les germes de leur décadence et j'essaie d'amplifier ces germes qui sont la transsexualité, les drogues dures, l'anarchie, le chaos. (Portrait d’Alain Pacadis par Gainsbourg, Façade n°3, avril 1977)


Je voudrais que la terre s'arrête pour descendre.


Jeunes femmes et vieux messieurs Si elles sont fauchées quelle importance Jeunes femmes et vieux messieurs Du pognon ils en ont pour deux. (Jeunes femmes et vieux messieurs)


Jour après jour Les amours mortes N’en finissent pas de mourir. (La Chanson de Prévert)


Journaliste : Si on va au fond des choses, la chanson, ça représente quoi pour vous ?
Gainsbourg : Un métier. Et de l'argent. Parce qu'il faut bien vivre.
Journaliste : Et un message ?
Gainsbourg : Certainement pas. Les seuls messages qui peuvent être véhiculés par la musique sont des hymnes patriotiques.
Journaliste : Vous pensez être doué ?
Gainsbourg : Oui.
 


Journaliste : Vous refusez les messages dans la chanson ?
Gainsbourg : J'estime que qui a un message à donner se fait éditorialiste.


Juif, c'est pas une religion ! Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça !


L’amitié est plus rare que l’amour et nécessite une intégrité absolue.


L’amour est aveugle et sa canne est rose.


L'amour est un cristal qui se brise en silence.


L'amour physique est sans issue. (Initiales B. B.)


L’amour physique ne suffisant point aux passions, il faut se référer à d’autres arguments.


L'amour sans philosopher C'est comme le café Très vite passé. (Couleur café)


L'an dernier, je me suis retrouvé face à Simone Veil, dans un compartiment fumeurs. Comme un petit garçon, j'ai été fumer dans le couloir.


L’argent ne fait pas le bonheur. C’est même à se demander pourquoi les riches y tiennent tant.


La beauté cachée des laids Se voit sans délai. (Des laids des laids)


La beauté est la seule vengeance des femmes.


La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés.


La chanson (...) comme l'a été la peinture, est pour moi une manière de vivre en marge de la société.


La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence, c'est pour cela que quelquefois je m'autorise à être con.


La femme n'est pas un partenaire mais un adversaire.


La gueule que j'ai aujourd'hui, je la regretterai dans dix ans.


La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu'elle ne disparaît pas avec le temps.


La mort a pour moi le visage d’une enfant Au regard transparent. (Cannabis)


La provocation pour moi est une dynamique. Si je ne provoque pas, je n’ai plus rien à dire.


La queue c’est féminin. Le con masculin. Question de chance.


La vie n’est qu’un claquement entre le pouce et l’index d’un rocker.


La vie ne vaut d’être vécue Sans amour. (La javanaise)


Le comble de la misère c'est l'absence de papier cul.


Le cynisme, c’est connaître le prix de tout, et la valeur de rien.


Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit.


Le snobisme, c'est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet.


Le soleil est rare Et le bonheur aussi L'amour s'égare Au long de la vie. (Valse de Melody)


Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.


Les cigarillos ont cet avantage d’faire le vide autour de moi. (Les Cigarillos)


Les femmes ? Les petites, je les saute, les grandes, je les grimpe.


Les femmes m’ont fait souffrir, oui. Les séducteurs se font jeter. Je me suis fait jeter et j’en ai pris plein la gueule. C’est pour cela que mes chansons sont si agressives.


Les mauvaises critiques me touchent autant que les bonnes. Parfois, ça peut faire très mal… Si le mec a un style fulgurant, je me dis c’est un bon, si c’est dégueulasse comme style, je supporte pas. Mais il y a aussi des critiques qui me donnent les larmes aux yeux. (1989)


L'homme a créé des dieux. L'inverse reste à prouver.



L'homme a créé des dieux, l'inverse tu rigoles, croire c'est aussi fumeux que la ganja, tire sur ton joint pauvre rasta et inhale tes paraboles.
 


Ma mère était belle, mon père aussi, je ne vois donc pas d’où peut venir ma laideur... Peut-être de mon chien...


Maintenant, c’est ma faiblesse qui fait ma force (1984).


Mais qui sans amour Existe ? (Amour sans amour)


Mieux vaut ne penser à rien Que ne pas penser du tout. (Ces petits riens)


Mieux vaut pleurer de rien Que de rire de tout. (Ces petits riens)


Mon héros préféré, c'est Mickey. Tout comme lui, j'ai de grandes oreilles et une grande queue.


Mon premier cachet, ce n’était même pas un cachet, plutôt un comprimé.


Ne jamais refuser un autographe. On me demande, je signe. Ok, un de ces jours, je vais me prendre une balle dans le buffet ! (rue de Verneuil, 1979)


Nous nous sommes dit tu. Nous nous sommes dit tout. Nous nous sommes dit vous, puis nous nous sommes tus.


On aime une femme pour ce qu'elle n'est pas ; on la quitte pour ce qu'elle est.


On dira de Gainsbourg ce qu’on a dit de Baudelaire : parfois trouble, parfois violent, assez porté sur l’érotisme, mais avec un langage précis et un style.


On est romantique dans la mesure où on se complait dans les amours contrariées. Seulement, je pense que malgré les apparences, en 1960, on a plus de pudeur que dans les temps anciens, et l’humour étant une forme de pudeur, comme chacun le sait, alors on se cache derrière l’humour et le sarcasme (1960).


On se souvient de rien, et puisqu'on oublie tout, rien c'est bien mieux que tout. (Ces petits riens)


Peut-on jamais savoir par où commence Et quand finit l'indifférence ? (La chanson de Prévert)


Politiquement plus consterné que concerné. (1979)


Pour l'amitié entre hommes et femmes, impensable. Parce qu'il y a toujours sous-jacent le désir animal.


Pour vous dire à quel point France Gall n’a rien compris au texte des « Sucettes » : dernièrement un journaliste lui a demandé pourquoi elle ne chantait plus cette chanson et elle  a répondu : « Je n’ai plus l’âge pour ça » (1976).


Quand j’ai le delirium, je deviens très mince (Pensées, provoc et autres volutes, 2006).


Quand on n'a pas ce que l'on aime Faut aimer ce que l'on a. (Un violon, un jambon)


Que représente pour vous le succès de « Poupée de cire, poupée de son » ? 45 millions.


Que vous fassiez l’amour, avec une femme inerte ou une femme volcan, si vous ne l’aimez pas, il n’y a aucune communicabilité. (1969)


Qu'importe injures un jour se dissiperont comme volute Gitane. (Titicaca)


Qu’importe le temps Qu’emporte le vent Mieux vaut ton absence Que ton indifférence. (Indifférente)


Qui ne s'est jamais laissé enchaîner Ne saura jamais ce qu'est la liberté. (la Chanson du forçat)


Qui promène son chien est au bout de la laisse.


Rendre l'âme ? D'accord, mais à qui ?


Sait-on jamais Où va une femme Quand elle vous quitte Où elle s’en va Quand elle s’en va ? (Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte)


Sais-tu ma petite fille pour la vie il n’est pas d’antidote. (Shush shush Charlotte)


Si j'avais à choisir entre une dernière femme et une dernière cigarette, je choisirais la cigarette : on la jette plus facilement !


Si j’avais été plus joli garçon je serai mort d’épuisement.


Si j'étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.


Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou. (Extrait d'une interview dans Libération - Novembre 1981)


Si un jour je suis condamné à vivre sur une île déserte, j’emmènerais avec moi 5 femmes : Ophélie, Mélisande, Peau d’Âne, une manucure et Lolita. 5 femmes, 5 sens. Mais il y en a une sixième qui me dit que ce n’est pas très sérieux (1960).


Toutes les femmes sont à prendre. Enfin, y’en a qui peuvent attendre (Pensées, provoc et autres volutes, 2006).


Tu es faible tu es fourbe tu es fou Tu es froid tu es faux tu t’en fous. (La Chanson de slogan)


Un courant mondial est né à Liverpool et on ne peut pas l'ignorer (...). On ne peut pas se scléroser. J'écris des chansons difficiles, on dit que je suis un intellectuel. J'écris des chansons faciles, on dit que je sacrifie au commercial... On ne me fiche pas la paix quoi... On me cherche des noises.


Un homme démaquillé est ambigu, alors qu'une femme maquillée est confuse.


Un poison violent, c'est ça l'amour Un truc à pas dépasser la dose. (Un poison violent c’est ça l’amour)


Un soir, au Milord, je vois Boris Vian. J'encaisse ce mec, blême sous les projos, balançant des textes ultra-agressifs devant un public sidéré. Ce soir-là, j'en ai pris plein la gueule. Il avait sur scène une présence hallucinante, mais une présence maladive; il était stressé, pernicieux, caustique. C'est en l'entendant que je me suis dit "Je peux faire quelque chose dans cet art mineur...
 


Vous savez qui a coulé le Titanic ? Iceberg, encore un Juif !

A PROPOS DE GAINSBOURG

À l’époque, la beauté masculine c’était Delon, Belmondo et tout ça. Lui, il avait une beauté à part. La plupart du temps il était complexé mais je pense qu’il fallait qu’il mette la barre ailleurs que sur la beauté physique qui, à ce moment-là était une explosion avec les journaux et la télé qui arrivait (Dani, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Ça l’a agressé. Ces femmes puissantes, ces femmes avec une grosse personnalité, un peu à l’image de Gainsbourg, parce que Catherine Ringer elle a une personnalité, une extraversion, une façon de s’exprimer. Elle était en compétition avec Gainsbourg. Et là, il s’est retrouvé avec quelqu’un qui avait le même type de force et il a dit « attends, je vais te dégommer » (Buzy, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


C’est dans les dernières années de sa vie que Gainsbourg a été le plus aimé (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes de Didier Varrot et Pascal Forneri, France 3, 2009).


C’est quelqu’un que j’avais du plaisir à voir parce que je l’admirais et j’aimais ce qu’il écrivait. Et j’aimais bien sa timidité, son élégance et son éducation. C’était très agréable comme relation. […] J’étais très impressionnée que cet homme travaille pour moi et s’intéresse à moi (France Gall, France Gall par France Gall, autoportrait télévisé, France 3, 2001).


C’était le bonheur de travailler avec Gainsbourg. Il était plein d’attention et de bonnes manières, doux et gentil. Parfois, quand il me parlait de sa vie, j’avais envie de l’embrasser. Je ne l’ai pas fait par pudeur. Maintenant qu’il a disparu, je le regrette. (Vanessa Paradis)


C’était un homme raffiné et poétique. Verlaine, ce n’est pas toujours facile. Si on ne lit pas que ce qui est dans les manuels scolaires, si on cherche l’oeuvre de Verlaine, elle est violente. Je pense qu’il a fait ce qu’il voulait (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Ce qu’il a fait faire à France Gall, personne n’aurait osé le faire. Moi ça m’a absolument soufflée, et lui, ça le faisait intensément rire silencieusement. Intensément ! Il savait que dans la bouche de France Gall, ça prendrait toute son importance et que ce serait lavé de tout soupçon. C’est un chef-d’oeuvre ! (Juliette Gréco, à propos de la chanson « Les sucettes » de Serge Gainsbourg, interprétée par France Gall en 1966, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Citer Gainsbourg à tout-va, ça a été une manière polie de ne pas dire que le reste de la chanson française me débecte à mort. Gainsbourg, je l'ai choisi PAR DEFAUT. Je trouvais qu'il avait un bon job : écrire pour les femmes. (Benjamin Biolay)


Dans son oeil un peu mordant, comme ça, un peu agressif, un peu « jeté en coin », je peux me tromper mais je pense qu’il y a là surtout un désespoir. Et puis dans sa façon de chanter l’amour, dans sa conception de l’amour, enfin dans ce qu’il en dit concernant les femmes, il y a aussi une très grande peur (Barbara, 1960).


Et puis il y a eu le Gainsbourg playboy. Alors ça c’est la chose qui l’épatait le plus (Régine, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Gainsbourg est quelqu’un qui a été très important dans ma vie. (Buzy)


Il avait cette extraordinaire faculté d’entrer dans la tête de l’autre, ou dans son corps ou dans son coeur. Il était si intelligent, attentif à l’autre, qu’il devenait l’autre. Et il devenait l’autre avec ce qu’il était lui-même, c’est-à-dire cette perversité pas possible, cette espèce d’humour, cette espèce de petite lumière qui s’appelait Gainsbourg (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Il avait quand même une sacrée gueule. Les oreilles, les yeux, le nez... C’est extrême d’avoir un visage comme ça (Buzy, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Il était extrêmement tourmenté parce qu’il venait de rencontrer Jane dont il était très amoureux, et elle était partie tourner dans La piscine avec Alain Delon et il était persuadé que Jane ne pourrait pas résister à la séduction d’Alain Delon. Ce que j’ai perçu surtout chez lui c’est le manque d’assurance et une souffrance liée à ce manque d’assurance. Il donnait l’impression de partir perdant en amour (Françoise Hardy, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Il faut se dire qu’aujourd’hui la plus grande victoire de Serge c’est d’avoir conquis le coeur de la jeunesse, ce qui est le moins facile. On peut peut-être les abuser un temps, mais on ne les abuse pas longtemps. Il y a des pièges de facilité. Lui, ne s’en est jamais servi (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Il me disait que j’avais un point commun avec Bardot parce que j’avais des ennemis femelles (Vanessa Paradis, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Il ne comprenait pas pourquoi Catherine Ringer se vantait d’avoir fait des films pornographiques. Ça l’a choqué. Et c’est de là que ça a commencé à péter, parce qu’il se disait : « t’aurais mieux fait de fermer ta gueule. Pourquoi te vanter de choses qui ne sont pas belles ? » Ce n’était pas nécessaire. Comme ce qu’elle fait est bien, on n’a pas à connaître son passé, enfin, surtout ça (Bambou, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


J’ai accepté de chanter « Je t’aime moi non plus » qu’il avait écrite pour Brigitte Bardot parce que je ne voulais pas qu’une autre fille commence à lui dire « je t’aime, je t’aime ». Parce que je voyais des filles superbes qui se manifestaient, comme Mireille Darc qui se pointait en disant : « Quelle jolie chanson ! » Merde à la fin ! Je l’ai faite par jalousie cette chanson (Jane Birkin, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


J’en ai eu ras le bol d’entendre au petit matin le bruit hésitant de la clé dans la porte d’entrée. J’en ai eu assez qu’il décide de tout autour de lui. Il n’en avait rien à foutre de ce que je pensais, moi (Jane Birkin).


Je me bats pour ce que j’aime. Je me suis tellement battue que j’ai été jusqu’à demander qu’il fasse la tournée avec moi. Il faisait ma première partie, mais ça a été absolument catastrophique. Moi j’étais déjà connue et lui pas du tout. Les gens n’arrêtaient pas de parler dans la salle pendant qu’il chantait. Moi je pleurais, j’étais au désespoir. Je me disais « les gens sont sourds ». Au départ pour moi ça n’a pas marché formidablement bien et pour lui pas du tout. « J’avoue j’en ai bavé pas vous », c’était pas évident. Et puis, moi j’ai continué à chanter « La javanaise » partout, dans le monde entier, et tout à coup c’est entré dans l’oreille et dans le coeur des gens. Ils sont arrivé à entendre le texte, ils ont tout compris et à partir de ce moment-là ils sont entrés avec nous dans la beauté de la chose (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Je n'ai jamais aimé ce type qui est le plus surestimé de la musique française. En plus, il disait un nombre incroyable de conneries à longueur de temps et les gens acquiesçaient comme des cons parce que c'était Gainsbourg. (Mano Solo)


Je n’ai jamais vu Serge Gainsbourg dans ce registre de séducteur, aventurier nocturne du sexe. J’ai vu quelqu’un d’extrêmement élégant, très timide, relativement solitaire, quelqu’un qui n’est pas du tout ce qu’il a pu dire ou faire paraître. Pas du tout (Buzy, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Je ne crois pas que Serge Gainsbourg était misogyne. Je crois qu’il était comme ses camarades Brel et Brassens : terrorisé. Les femmes font peur à ces hommes. Probablement à juste titre (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Je pense que lorsque Serge écrivait pour des interprètes féminines, cela lui permettait d’exprimer sa propre féminité. Je pense que c’était quelqu’un de très sentimental, donc, écrire pour une femme lui permettait d’extérioriser cette sentimentalité (Françoise Hardy, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Je pense que sa manière à lui de dire les choses a toujours été provocatrice. Il ne pouvait pas s’exprimer autrement. Je crois qu’il pensait que dire les choses de cette manière-là était la seule façon de se faire entendre. Tel est mon sentiment profond (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Je pense qu’il y a une recherche de pureté esthétique dans son goût pour les lolitas. Ce sont à priori des jeunes femmes qui ne sont pas finies ; il y a une pureté, à la fois des formes et à la fois de naïveté qu’il devait adorer (Buzy, à propos de Serge Gainsbourg, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Je suis contente que tout le monde pense qu’il est cynique, comme ça j’ai le côté privé pour moi. J’ai un chien qui mange tout le monde, sauf moi. Ça c’est assez agréable car je n’aime pas les chiens qui lèchent la main de tout le monde. J’aime qu’il morde tout le monde et qu’on me dise que j’ai un chien affreux, parce qu’ensuite il vient vers moi et il est tout doux (Jane Birkin).


Je suis la seule personne dont il savait que je chanterais les chansons les plus culottées et les plus osées, c’est-à-dire celles que personne n’aurait acceptées. « Ouvre la bouche, ferme les yeux » (1967), « Les femmes ça fait pédé » (1978)... Il savait que moi je le ferai. Mais il ne savait pas comment me les présenter. Il sortait la chanson de sa poche et il me disait : « Je suis sûr que tu ne vas pas vouloir la chanter » (Régine, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


La première rencontre avec Serge a été catastrophique. Il était extrêmement intimidé. Moi j’étais joyeuse et insolente, comme d’habitude. Je lui ai tendu un verre et comme il était tellement intimidé, nerveux, stressé, tendu, mal à l’aise, il avait les mains trempées et le verre a glissé et s’est brisé sur le parquet. Ça a été atroce. J’ai vu Serge devenir blême. J’ai bien senti que ça allait être douloureux pour lui et difficile. Quelques jours après je lui ai dit : « dînons et parlons » alors il est venu chez moi. On a bu plein de champagne, j’ai commencé à danser, on a écouté plein de musique, on s’est parlé jusqu’au petit matin et on s’est dit au revoir. Puis vers midi, je reçois un coup de téléphone de Serge. Il m’avait envoyé une structure de bois entièrement couverte d’orchidées, alors qu’il n’avait pas 1 franc ! Ça c’est Serge tout entier, c’est l’élégance folle de l’homme. Je le remercie et il me dit : « Non, je voudrais vous voir, j’ai quelque chose à vous donner » et il m’a apporté « La javanaise ». Voilà, ça a commencé comme ça (Juliette Gréco, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Le côté lolita, « lolycéenne » comme il disait, c’est un sujet qui l’a passionné toute sa vie. Moi j’avais déjà un petit peu dépassé la date d’expiration de la lolita, mais je pense que ça devait être assez irrésistible pour lui de ne pas effleurer le sujet. Mais ce n’était pas quelque chose de pesant et de vrai, c’était plutôt quelque chose qu’on fait comme quand on enfile un costume pour jouer un rôle. À mon égard, il n’y pensait pas plus que ça (Vanessa Paradis, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


On a la chance avec la langue française d'avoir beaucoup de mots qui sont à double sens. A partir de cette richesse là, il y a des images qui viennent. Mais je n'aime pas forcer le jeu de mot. J'essaye qu'il soit justifié par rapport au fond. Gainsbourg en est le maître incontesté et il a donné cette ouverture au texte français. (Zazie, 1995)


On n’est pas doué pour le bonheur quand on part perdant en amour, quand on a une espèce de défaitisme et doublé d’une exigence, d’un absolutisme, d’une intransigeance. Je pense que c’était son cas. Il avait une problématique un peu masochiste, donc ça ne prédispose pas à être très heureux tout ça (Françoise Hardy, à propos de Serge Gainsbourg, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Par rapport à son physique, il était persuadé d’être extrêmement laid et moi je lui disais qu’il était extrêmement beau, qu’il était plus beau que laid. Il me demandait ce que je voulais dire par là. Il pensait que je le trouvais beau parce que je l’aimais bien. Alors je lui disais : « Non, tu es extrêmement beau » et il me demandait : « Mais qu’est-ce que ça a à voir avec la laideur ? » Et je répondais : « T’as pas de laideur. Bon, tu as des grandes oreilles et alors ? C’est pas dramatique » (Régine, Gainsbourg, l’homme qui aimait les femmes, France 3, 2009).


Pour l’enregistrement de Je t’aime moi non plus on mimait les paroles et les bruits d’un couple faisant l’amour, en nous tenant par la main. Je crois que l’effleurement de nos doigts, les uns contre les autres, reste un des moments les plus érotiques que j’aie vécus. (Brigitte Bardot)


Pour moi, Aux armes et caetera est le meilleur album reggae fait par un non Jamaïcain (Lowell Filmore Dunbar alias Sly Dunbar, batteur et producteur jamaïcain).


Prenez un garçon de trente ans, doué pour la peinture, la musique, la chanson, enfin doué pour la vie, quoi ; mettez-le dans une pièce, avec un piano et un stylo, laissez-le tourner,  chercher, laissez-le brûler, laissez-le faire, faire son trou, son p'tit trou qui deviendra grand dans le monde de la chanson. Et puis, quand vous l'aurez laissé chanter, laissé frémir,  laissé brûler devant vous ...  Vous le ferez revenir ! (Boris Vian à propos de Serge Gainsbourg aux 3 Baudets en 1958).


Quand je raconte que j’ai joué sur « Je t’aime... Moi non plus » durant l’été 1968, on attend de moi que je révèle une ou deux anecdotes croustillantes. Mais il n’y a rien à raconter, tous les « ouuuuh » et les « aaaaaaaaah » qui firent censurer le disque ont été rajoutés après l’enregistrement. En ce qui me concerne, cet enregistrement fut pure routine (Vic Flick dans L'envers du rock de Nick Kent, 1996).


Quelle beauté ! Je m’en rends compte maintenant beaucoup plus que sur le moment parce que j’étais amoureuse de Serge et je ne comprenais pas pourquoi Serge pensait que c’était toute une affaire de faire un film avec Delon (Jane Birkin, à propos de La piscine tourné en 1969).


Serge Gainsbourg c’est toujours métro-goulot-dodo ! (Coluche).


Serge Gainsbourg est le seul génie qui ressemble à une poubelle. (Pierre Desproges)

 

 

 

 

 

 

 

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