MENU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  
Accueil
  
Citations par auteurs
  
Citations par thèmes
  
Citations sur la musique
  
Chanson française

  

 

 

 

 

 

 

CITATIONS

 

À cette époque, au début des années 20, à Dallas, c’était le blues, particulièrement dans les boîtes mal famées et les bordels, c’est tout ce qu’ils voulaient : du blues. On le jouait dans une tonalité. Puis on recommençait, le même, dans une autre tonalité, avec le même changement d’accords, la même basse (Henry « Buster » Smith, 1988).


À mes yeux, tout ce que je fais est ancré dans le blues. Les premiers grands jazzmen étaient de grands bluesmen, la country-music des origines est liée au blues, le rock aussi, bien sûr. Pour moi, tout ça, ce sont différentes façons de jouer le blues. Tout le monde ne voit pas ça de cette manière parce que les sons et les rythmes sont différents, et les gens aiment bien coller des étiquettes. Le reggae, j'y viendrai peut-être, je ne sais pas. (Duke Robillard)


Au moment même de la jouissance, de l’évanouissement, il faut bien que la critique elle aussi s’évanouisse, aveuglée, saisie, hallucinée par l’indicible. Au bord de cette énorme silence bourdonnant, le critique qui vacille, gagné par le vertige, songe avant de piquer qu’il n’est pas indifférent que ce soit le blues qui ait mené au plaisir de Coltrane (Alain Gerber, Le cas Coltrane, 1985).


Ça se joue avec le cœur. Ça se joue avec l'âme. C'est ce qu'il y a l'intérieur. L'esprit de celui qui étale ses tripes au moyen de ses instruments. Mais à la base, c'est de la souffrance, de la douleur à l'état brut (Jimmy Dawkins).


C'était pas tout le monde, là où j'ai grandi, qui avait un tourne-disque ou un phonographe. Ma tante en avait un, et elle possédait quelques disques de Blind Lemon Jefferson. Je reproduisais note pour note tout ce qu'il jouait (Big Daddy Kinsey).


Ce ne sont pas que les pauvres qui ont le blues, tu peux être l’homme le plus riche du monde et avoir le blues. Mais cette musique peut aussi te rendre heureux, comme une femme peut le faire. C’est tellement beau et profond qu’il m’est souvent arrivé de pleurer en chantant. (John Lee Hooker, 1994)


Ce qu’ils appellent du rock’n’roll, c’est du blues. Toujours la même histoire entre un homme et une femme ! Il y a cinquante ou cent ans, la musique était brute, les gens jouaient sur de vieilles guitares déglinguées. Aujourd’hui on fait le ménage, la musique est plus propre, mais c’est la même histoire. (John Lee Hooker, 1994)


Ce qui fait son caractère unique, c'est que sa musique est complète. Avec B.B. King, vous avez l'espoir, un jour, d'arriver à jouer comme lui. Vous n'aurez peut-être jamais le feeling, mais vous garderez l'impression que vous pouvez y arriver. Et c'est ce qu'on appelle l'inspiration (Joe Louis Walker).


Ce son là, ce coté Blues, église, petite route, cette sonorité, ce rythme rural, du Sud, du Midwest. C'est à la tombée de la nuit, sur les effrayantes petites routes secondaires de l'Arkansas, lorsque les chouettes sortent en hululant, que ce son se mêla à mon sang. (Miles Davis)


Ce sont les noirs qui détiennent l'avenir du blues entre leurs mains. Seulement eux connaissent cette vie difficile qui fut autrefois à l'origine du blues (Mike Bloomfield).


Celui qui a fait le plus, à mon avis, pour le blues, et c'est la raison pour laquelle on l'a surnommé Le Parrain, c'est Muddy Waters. Quand Muddy est monté à Chicago, Chicago lui a ouvert les bras. Énormément de jeunes, spécialement des jeunes Blancs, se sont mis à l'écouter. Tout ça, pour moi, c'est grâce à Muddy Waters. (B.B. King)


Elvis est le chanteur de blues le plus grand dans le monde aujourd'hui. (Joe Cocker)


Être un bluesman, c'est être deux fois noir. (B.B. King)


Faut qu'au poste je reste fidèle, en prêchant le blues ou le gospel (Son House).


Il y a quelque chose de si profond dans le blues gospel, que le monde ne peut pas le supporter. (Sister Rosetta Tharpe)


Il y a une différence entre le blues de la Nouvelle-Orléans et tous les autres, et la différence tient à un accord, mais je ne saurais pas en donner le chiffrage. C’est un accord qui fait toute la différence. J’en connais qui établissent la patrie du blues à la Nouvelle-Orléans, moi je ne dirais pas ça car je l’ai trouvé partout dans mes voyages. Dans le temps, il était fréquent que les gens n’aiment pas le blues. Si vous jouiez le blues, vous étiez un rien aux yeux du public - mais ils prenaient toujours leur pied avec moi. Les gars allaient et venaient avec une guitare ou une mandoline, jouant et chantant aux coins des rues. Le blues raconte une histoire en lui-même. Je peux vous rendre heureux ou vous transmettre le swing. Plus tard on a donné à ça un nouveau nom : « soul music ». Ç’a toujours été une soul music (musique de l’âme) (Jimmy Rushing, 1963).


J’ai le blues dans le sang, comprenez-vous ? Je ne peux ni jouer ni chanter autre chose. Et je n’ai pas envie, parce que le blues est fait pour moi. C’est comme des chaussures... Une pointure 7 n’ira jamais à un pied de 6. Vous portez celle qui vous va. Le blues me va. (Muddy Waters (1915-1983), Jazz Monthly, Janvier 1959, cité par Paul Oliver, Blues Off The Record, 1984.)


J’écoutais tous les disques des vieux chanteurs de blues comme Bessie Smith et Blind Lemon Jefferson. Et un jour j’ai découvert Louis Armstrong jouant derrière Bessie Smith. C’était mon truc ! C’est là que tout s’est déclanché, la direction qui serait la mienne. Louis Armstrong n’a pas cessé d’être mon idole (Harry « Sweets » Edison, 1980).


J'étais en haut, à l'étage, quand les adultes faisaient la fête sur des disques de Muddy Waters, Elmore James, Howlin' Wolf ou Ray Charles, et après je descendais en douce pour grappiller des chips et fumer des mégots. Ce son, c'était quelque chose de pas vraiment diabolique, mais de fort, d'épais. Le premier guitariste qui m'a marqué, c'est Muddy Waters. J'étais un petit garçon quand j'ai entendu un de ses vieux disques, et ça m'a flanqué la trouille, tous ces sons qu'il faisait. Ouah, c'était donc ça ? C'était géant ! (Jimi Hendrix)


J'étais le septième et le plus paresseux de tous, c'est pourquoi je sais chanter le Blues. (Big Bill Broonzy)


Je n'ai jamais rien entendu qui soit de l'avant-garde. Pour moi, c'était seulement le blues de New York City. (Alan Vega, au sujet de Suicide en 1980)


Je n'ai pu vraiment m'exprimer qu'à travers le Blues. Je m'y sentais en totale liberté. (Robert Plant, Led Zeppelin)


Je ne pense pas que l'on puisse être un bon musicien de jazz si l'on ne sait pas jouer le blues. (Anthony Braxton)


Je ne revendique en rien l’invention du blues, même si j’en ai écrit beaucoup avant que W.C. Handy n’en publie. J’en ai entendus quand j’étais haut comme trois pommes. Par exemple quand j’ai commencé à aller à l’école, en rendant visite aux gens de ma famille... Il était courant d’entendre quelques-uns de ces joueurs de blues, qui ne savaient rien d’autre : Buddy Carter, Josky Adams, Game Kid, Frank Richard, Sam Henry et tant d’autres (...) Nous les appelions ragmen à la Nouvelle-Orléans. Ils pouvaient prendre un instrument à vent de Noël, en bois, enlever l’embouchure en métal, et jouer plus de blues sur cet instrument qu’aucun des trompettes imitant ceux de la Nouvelle-Orléans que j’ai rencontrés dans tout le pays (Jelly Roll Morton, I created jazz in 1902, not WC Handy, 1938).


Je ne sais malheureusement pas chanter le Blues comme auparavant. C'est la vérité de cette musique qui me manque, ce qui tend à prouver qu'on ne devrait jamais perdre son héritage. (James Brown)


Je revendique hautement les blues ; je les utilise comme une métaphore... J’ai envie de parler des blues, pas seulement parce qu’ils expriment cette expérience particulière de la vie dans ce pays, mais parce qu’ils contiennent ce qui permet d’articuler cette expérience... Et je suggérerais que l’acceptation de cette angoisse que l’on trouve dans les blues, et leur expressivité, créent également, aussi bizarre que cela puisse paraître, une forme de joie (James Baldwin, cité par Daphne Duval Harrison dans Black Pearls - Blues Queens of The 1920s, 1990).


Je suis un amoureux de tous les genres musicaux. J’aime le blues et chaque titre que j’ai écouté est devenu une influence (David Gilmour, Pink Floyd).


La musique américaine d’avant-garde souffre quand elle s’éloigne trop de l’expérience du blues... (Musique noire).


La première chose qu'ils voulaient me demander, c'était ce que je pensais des blues que je jouais. Est-ce que je pensais être au service du diable ou non ? Je leur ai répondu : « Non, c'est un don que Dieu m'a accordé. Dieu veut que ses créatures s'amusent. Ce n'est pas un péché d'aller boire en écoutant des blues (Little Mack Simmons).


La première fois que j'ai entendu la voix de Frank (Sinatra), c'était sur un juke-box, dans la pénombre d'un bar, un dimanche après-midi, pendant que ma mère et moi, on cherchait mon père. Je me souviens qu'elle m'a dit : “Écoute ça, c'est Frank Sinatra. Il vient du New Jersey.” C'était une voix qui respirait le mauvais genre, la vie, la beauté, une voix chargée d'excitation, d'un méchant sens de la liberté, de sexe et d'une triste expérience de la marche du monde. On aurait dit que chaque chanson avait en post-scriptum : “Si t'aimes pas ça, prends celui-là dans la gueule !” Mais c'était le blues profond de la voix de Frank qui me touchait le plus. Sa musique devenait peut-être synonyme de nœud papillon, grande vie, grands crus, jolies femmes et raffinement, sa voix blues représentait toujours la chance qui vous fuit, ces hommes, au fond de la nuit, leur dernier billet de dix dollars en poche, qui cherchent un moyen de s'en sortir. Au nom de tout le New Jersey, Frank, laisse-moi te dire : “Salut, frangin, tu as craché l'âme de tes frères”. (Bruce Springsteen, Lors de l'émission « Sinatra : 80 Years My Way », diffusée le 14 décembre 1995)


La Seine n'est peut-être pas aussi large que le Mississippi mais elle a roulé et charrié son blues, elle aussi, à travers les siècles. Elle en a vu... du blues, du blanc, du rouge ! N'est-il point naturel qu'un des plus gros festivals français consacré à la musique bleue se déroule sur ses berges, en plein pays Mantois, là où le fleuve, ayant atteint sa maturité, s'épanouit et se prélasse, ravi d'avoir quitté l'urgence parisienne et la morosité de ses faubourgs ? Mantes-si-jolie qui nous présentait déjà Albert King en avant première de sa tournée européenne à la fin des années 70 et qui célèbre aujourd'hui le talent, l'influence et la générosité du maître Luther Allison à travers un espace culturel qui porte désormais son nom. Mantes, tu remets ça cette année encore avec un plateau toujours plus vaste, toujours plus accueillant... et toujours aussi chaleureux ! Cela fait un bail maintenant que tu sais que le blues est bien plus qu'une musique. C'est un art de vivre que tu cultives avec ton public, que tu conjugues sous toutes ses formes, que tu nous offres avec toute la convivialité et toute la ferveur de ceux qui savent laisser parler leur coeur ! Merci à toi, Mantes la bien nommée, de garder pour nous le blues actif et... bien vivant (Patrick Verbeke).


L’esprit du blues, lui, est resté le lien évident entre les styles successifs, depuis les « spirituals » jusqu’aux phrases délirantes de Coltrane. (inconnu)


L'état du blues, c'est un état d'esprit. Pour moi, c'est une chose positive, non pas négative, qui concerne un grand nombre de gens. Ils appellent à l'aide ou cherchent à dire aux autres tous les problèmes qu'ils ont eus dans la vie... Quand je compose un blues, j'essaie d'aider tout le monde, depuis les petits enfants jusqu'à pépé et mémé. Et il faut que ce soit positif. Ça n'a pas à être triste (Clarence Gatemouth Brown).


Le Blues a donné aux Who une grande liberté d'expression. Lorsqu'on jouait de la pop, on se contentait de copier les disques que l'on écoutait. Mais avec le Blues, on pouvait jouer le même morceau pendant vingt minutes et ne chanter que la moitié des paroles. (Roger Daltrey, The Who)


Le Blues, ça se joue avec le cœur. Ça se joue avec l'âme. C'est ce qu'il y a à l'intérieur. L'esprit de celui qui étale ses tripes au moyen de ses instruments. Mais à la base, c'est de la souffrance, de la douleur à l'état brut. (Jimmy Dawkins)


Le blues c'est comme le sel, on en met un peu partout. (Roosevelt Sykes)


Le blues, c'est l'école de toutes les musiques. Pour moi, ces deux musiques sont à la base de tout. Le blues décrit le désespoir, le reggae l'espérance. (Bill Deraime)


Le Blues, c'est la musique de l'âme, de larme, de l'arme, de lame... (Mike Lecuyer)


Le Blues, c'est la réalité de la vie exprimée par les mots et la chanson, l'inspiration, les sentiments et l'entendement. Vous pouvez avoir le Blues un jour parce que votre femme est partie comme vous pouvez avoir le Blues le lendemain parce qu'elle est revenue... (Willie Dixon)


Le blues, c'est quand t'as plus un rond et que ta petite amie t'a quitté. (Joe Cooper)


Le Blues, c'est quelqu'un qui raconte sa vie, son histoire, qui dit : tu m'écoutes, tu m'écoutes pas, c'est pareil... (Michel Jonasz)


Le blues est bien autre chose qu'un genre musical. C'est une religion, une fraternisation. (Charlie Musselwhite)


Le blues est dans l'air, le blues est partout (Memphis Slim).


Le Blues est facile à jouer mais difficile à ressentir. (Jimi Hendrix)


Le blues est issu et enfanté par les gens de couleur. Des gens qui ont travaillé dur, souvent maltraités. Oui, c'est de là qu'il vient le blues (Houston Stackhouse).


Le blues est né quand l'esclavage africain est devenu un esclavage américain. (Leroy Jones)


Le blues est si fondamental parce que c’est le parler noir à son stade initial de complète articulation comme langage dans le nouveau Monde. Le langage des Noirs nés dans le monde occidental ! (Leroi Jones, The Music : Reflections on Jazz and Blues, 1987).


Le blues est un aller simple de votre amour pour nulle part (Duke Ellington, Come sunday, suite Black, Brown and Beige, 1943).


Le blues est une attitude, un état d'esprit, ce que les critiques appellent le jazz, c'est cette attitude; et le blues consiste à mettre une âme, c'est à dire vous même, dans chaque phrase. Si vous compreniez tout ce que je veux dire, vous seriez moi ! (Miles Davis)


Le Blues est une musique intense. Lorsque je me sentais à bout de nerf, je prenais une autoroute et je gonflais mes poumons pour hurler et hurler encore. Chanter le Blues, ça n'est rien d'autre. (John Fogerty)


Le blues était en moi avant que je naisse. Si vous entendez un type jouer le blues, c'est parce qu'il a des raisons de le faire. (T-Bone Walker)


Le blues ? Formidable ! Parce que lorsqu’on doit jouer accompagné par un nouvel orchestre, comme c’est mon cas, si les mecs ne connaissent pas le blues, il n’y aura pas une note de valable dans tout ce qu’ils vont jouer. Mon vieux, tout le monde doit savoir jouer le blues, et surtout l’avoir ! (Lester Young).


Le blues, il est pas près de disparaître. C'est moi qui vous le dis. Il y a pas mal de jeunes dans le secteur qui jouent du bon blues. Du bon. Il va pas s'en aller comme ça. Moi j'y crois pas. Le blues, il sera toujours présent. Ça fait tellement longtemps qu'il est là (Honeyboy Edwards).


Le blues n’est ni un style, ni une phase du jazz, mais le support permanent de tous ses styles. Non pas le jazz dans sa totalité, mais son âme (Francis Newton, Une sociologie du jazz, 1961).


Le Blues n'est pas entièrement négroïde. Car s'il l'était, ce ne serait pas le blues. Il est né d'une situation en partie noire et en partie blanche. C'est un peu comme un mélange de country et de musique africaine. (Eric Clapton)


Le blues n’est pas queq’chose que vous pouvez chanter en vers (Duke Ellington, Come sunday, suite Black, Brown and Beige, 1943).


Le blues n’est rien d’autre qu’un temps de nuages sombres (Duke Ellington, Come sunday, suite Black, Brown and Beige, 1943).


Le blues n’est rien d’autre qu’un voile de crêpe noir prêt-à-porter (Duke Ellington, Come sunday, suite Black, Brown and Beige, 1943).


Le blues ne s'invente pas. On le ressent dans son cœur quand on pense au passé et quand les temps sont durs. (Big Joe Williams)


Le Blues partout dans mes veines, le Blues au fond de ma maison, le Blues au fond de mon âme... (Buddy Guy)


Le blues pour moi, c’est d’être triste, très malade, aller à l’église et être très heureuse. Il y a deux sortes de blues ; le gai blues et le triste blues. C’est un mélange de choses qu’il faut sentir. Je pense que tout ce que je chante fait partie de ma vie (Billie Holiday, Lady sings the blues, 1956).


Le cri primal du blues, c'est quelque chose qui convient bien aux anciens cocaïnomanes, alors que l’héroïne, apparemment ça mène plutôt à la country (Philippe Manœuvre).


Le mot blues était connu de tout un chacun. Par exemple, quand j’avais 8 ou 9 ans, j’écoutais des blues intitulés « Alice Fields », « Isn’t it Hard to Love », « Make me a Palate on the flow » ; ce dernier que je jouais moi-même à la guitare (Jelly Roll Morton, I created jazz in 1902, not WC Handy, 1938).


Le Texas a produit son lot de chanteurs de blues... Il y a eu aussi le blues de la Nouvelle-Orléans... Chaque région a son style. Appelez ça le son Nouvelle-Orléans ou le son Chicago, si vous voulez, mais le Chicago blues, ce n'est rien d'autre que le blues du Delta (Billy Boy Arnold).


Les vieux appellent ça le blues, pour moi c’est seulement de la bonne musique. (Eric Burdon, The Animals, War)


Ma famille m'a appris que le blues avait commencé dans le Sud. J'ai lu ensuite que ça s'est passé un peu partout dans les régions méridionales, en particulier dans le Mississippi, en Géorgie, en Alabama, etc. [...] On dit que la majorité des chanteurs de blues sont nés et ont commencé à jouer à 150 kilomètres de distance - 150 kilomètres les uns des autres.  (B.B. King)


Ma nana.... euh.... il faut qu'on ait les mêmes centres d'intérêts. Elle doit au moins aimer le blues. (Angus Young, AC/DC)


Mes blues ne cherchent pas à rendre les gens triste. Ma musique cherche à les secouer, à leur communiquer de l'énergie, à les faire vibrer au rythme de ce que je chante. À faire en sorte qu'ils se sentent bien dans leur peau. Qu'ils se payent une tranche de bon temps, ne serait-ce que le soir où ils viennent m'écouter (Koko Taylor).


Mes parents étaient tous les deux bons musiciens. Ma mère jouait et chantait dans le choeur de l’église. Alors moi aussi. Mon père jouait de la trompette dans un Brass Band. Mais j’avais également un oncle, Wesley Manning, qui jouait et chantait régulièrement dans les sporting houses - un territoire interdit pour moi - et il venait le soir à la maison, les poches pleines de fric. C’est le premier qui m’a appris à jouer le blues (Jimmy Rushing, 1963).


Nous serons toujours là, comme Oldman River, car le blues ne connaît pas vraiment de fin. (John Lee Hooker)


On dit que Howlin' Wolf était quelqu'un de méchant. C'est un mensonge. Pour moi, il n'a jamais été méchant. C'était un gros toutou. Il aboyait beaucoup, mais il ne mordait pas. J'ai appris beaucoup avec lui. Des choses positives, pas négatives (Sam Lay).


Peu importe où tu es né. Si tu aimes une chose, tu l'aimes. Voilà ma façon de penser. Beaucoup de gens prétendent que, si tu n'es pas du Mississippi, tu n'es rien du tout. Mais attention, hein ! Un des plus grands joueurs d'harmonica du monde, tu sais d'où il venait ? De Louisiane : Little Walter ! (Lonnie Brooks).


Peu importe que vous soyez aussi traditionaliste que vous en ayez envie, mais je ne crois pas qu'il puisse exister un seul musicien qui interprète Hoochie Coochie Man mieux que Muddy ou Dust My Broom mieux que Elmore James. Je pense que les gens qui ont amené la musique aussi loin et qui n'ont pas pu vraiment en partager les lauriers, ce sont les véritables héros de la scène contemporaine (Joe Louis Walker).


Pour moi, la musique blanche ou la musique noire, ça n'existe pas. Quand on met les notes sur le papier, qu'est-ce qu'on a ? On a du noir et on a du blanc. Ensemble, Noirs et Blancs font la musique la plus formidable que le monde ait jamais connu, et ça s'appelle le blues. Le blues est né noir, mais il ne l'est plus. Le blues appartient au monde entier ! La musique de blues, aujourd'hui, fait partie de tous. Elle fait partie de votre âme. Quand vous réussissez à comprendre ce que c'est vraiment que cette musique, elle s'insinue au plus profond de vous, si vous avez quelque chose dans le ventre. Ce que nous appelons le blues, ce sont les racines, le fondement de tout le reste de la musique. (Rufus Thomas)


Pour moi le blues, c'est une sorte d'exutoire à la tension. (Henry Townshend)


Pour moi le blues c'est une soupape, un élément de décompression ! (Henry Townshend)


Préférez-vous la forme du blues en douze mesures ? Non. Je joue, simplement. Ça peut être 7, 8, 9 mesures... C’est comme ça que le blues s’est développé. Le blues n’est pas construit dans un cadre parfait. (...) Les gars qui sont allés à l’école et n’ont appris que dans les livres, c’est parfait mais ce n’est pas le vrai blues. Le vrai blues vient de ce que vous ressentez quelque chose dans votre esprit, qui vous fait de la peine. Pas besoin d’être pauvre et d’avoir faim pour avoir les blues ; les riches peuvent avoir le blues (John Lee Hooker, 1986).


Quand il nous arrive d'être blessé sans pouvoir riposter, alors nous chantons le blues. (Alberta Hunter)


Quand je jouais avec un brass band dans la ville haute (de la Nouvelle-Orléans), Louis (Armstrong) s’échappait de chez lui et me suivait. À cette époque, Louis me demandait de lui montrer comment souffler dans mon cornet. Quand l’orchestre ne jouait pas, je lui prêtais pour lui faire plaisir. Et il voulait que je lui apprenne comment jouer le blues, « Aniball Ball », « Circus Day », « Take it away », « Didn’t he ramble », et de tous ces morceaux, c’est le blues qu’il préférait (Bunk Johnson, Down Beat, juin 1939).


Quand on conduit un tracteur en ramassant autant de coton  que j’en ramassais à  l’époque, la vie de bluesman ressemble à des vacances. (B.B. King, 1993)


Quand on me demande si Sonny Boy Williamson II était un mec fascinant ; je réponds : « Oui, du moment qu'on lui payait à boire ! » Sonny Boy jurait comme un charretier. Les gens disaient que c'était un bon à rien d'enfoiré, mais c'est de la connerie, tout ça. Il me respectait, et je le respectais (Sonny Payne).


Quelquefois, je jouais avec Robert (Johnson) de minuit à trois ou quatre heures du matin. On jouait toute la nuit, la nuit entière. On ne s'arrêtait jamais. On ne dessoûlait pas, on jouait jusqu'au lever du soleil le lundi matin (Honeyboy Edwards).


Qu’est-ce qui fait que c’est du bebop ? Ce qui existait avant est un beat, une pulsation swinguante, comme chez Count Basie, ce genre de choses. Ensuite, avec le bop, il y a eu plus de notes. Il faut l’entendre, mais je vais vous donner une idée : des doubles et des triples croches. Il y avait plus de notes mais toujours pleines d’amour et du feeling des spirituals et du blues... La période Bop était fondée sur plus d’harmonie et plus de notes, mais l’esprit du blues était encore présent (Mary Lou Williams).


Sans les femmes, le Blues n'existerait pas (John Lee Hooker).


S'il n'y avait pas eu le blues, je me serais sans doute envoyée sous terre. (Janis Joplin)


S’il y a une chose à laquelle je suis resté fidèle, c'est le blues. J'ai peut-être perdu le frisson pour beaucoup de choses, mais pas pour le blues. (B.B. King)


Si le blues était du fric, je serais millionnaire. (Leadbelly)


Si tu n'aimes pas le blues, c'est que tu as un trou dans l'âme. (Jimmy Rogers)


Si votre vie, votre enfance ont été difficiles, vous aurez le feeling du blues, qui ou quoi que vous soyez, noir, blanc, jaune, etc. (Eric Clapton)


Si vous avez des problèmes, le Blues est votre meilleur ami. (Otis Spann)


Si vous parlez de cœurs brisés et d'histoires de bonnes femmes, alors vous parlez de Blues. (John Lee Hooker)


Tout le monde peut comprendre le blues. Tout le monde, un jour ou l'autre a eu le blues. (Albert King)


Toutes les musiques que j’aime, comme dirait l’autre crétin, elles viennent du blues… (Jean-Louis Murat).


Un des aspects les plus étonnants des blues, bien qu’ils soient pleins d’échecs et de déprime, c’est qu’ils ne sont pas intrinsèquement pessimistes : le fardeau de malheur et de mélancolie est dialectiquement compensé pas leur véritable force sensuelle, qui affirme la joie de vivre, de l’amour, du sexe, de l’espoir. Quel que répressif qu’ait pu être l’environnement américain, le Nègre n’a jamais perdu confiance ou douté d’une capacité à vivre profondément endémique. Tous les blues sont d’un réalisme robuste et lyrique, chargés et tendus de sensibilité. (Richard Wright (1908-1960), Préface à Blues Fell This Morning de Paul Oliver, 1960.)


Un jour, je suis allé dans un bistrot, et j'ai lancé un bon vieux blues sur le jukebox. Cette musique m'a tellement touché, elle était tellement simple et parfaite à la fois que j'ai réalisé que toute la technologie qu'on a utilisée avec Dire Straits a été inutile. (Mark Knopfler, Dire Straits)


Vers treize ou quatorze ans, j’ai commencé à m’intéresser au blues. A l’époque, c’était une musique presque inconnue. La radio ne la passait pas, sauf par accident. C’est cette musique qui m’a indirectement poussé sur le devant de la scène, alors que je ne voulais même pas être un leader. (Mick Jagger, The Rolling Stones)


Voilà, il n'y a que trois chanteurs de blues originaux, totalement originaux : Robert Johnson, John Lee « Sonny Boy » Williamson et T-Bone Walker. Vous n'en trouverez pas un quatrième. Ce sont les trois seuls qui ont eu un style vraiment unique (Billy Boy Arnold).


Voilà l’homme des blues et, par-delà cette condition étroitement déterminée et changeante du nègre américain, l’éternelle vigueur axiomatique de ce qu’il chante. C’est pourquoi les enfants du ciel en lui se reconnaissent : entre la nuit qui les délègue et celle qui les assigne, le bleu est la seule couleur (Jacques Réda, JMag 200, mai 1972).


Vous savez le blues existe depuis le premier jour. Le soir, quand le soleil commence à descendre à l'ouest et qu'on n'entend plus un bruit, une voix s'élève, du fond d'un trou, pour dire : « On va r'tourner trimer. L'patron il est pas méchant, le camp ça va, mais la marmite elle est pas propre. » Cet homme-là, il a le blues, et il vous le fait savoir (Rufus Thomas).


Vous savez, Son House, ça c'était quelqu'un, à mon avis. C'était le type le plus authentique, le plus terrible, le plus intense que j'ai jamais entendu jouer le blues. John Lee et lui, ils viennent du fin fond de la nuit solitaire et noire où réside l'âme de cette musique (Bonnie Raitt).

 

 

 

 

 

 

 

Accueil - Citations par auteurs - Citations par thèmes - Citations sur la musique - Contact