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Renaud


Renaud Séchan dit Renaud est un auteur-compositeur-interprète français né à Paris le 11 mai 1952. Avec 23 albums totalisant plus de 15 millions d'exemplaires, Renaud est l'un des chanteurs les plus populaires en France et l'un des plus connus dans la francophonie. Il utilise ses chansons pour critiquer la société, rendre hommage ou faire sourire par un usage intensif d'argot dans ses paroles. Il s'est lui-même surnommé le chanteur énervant en raison de ses multiples engagements pour des causes comme les droits de l'homme, l'écologisme ou l'antimilitarisme qui transparaissent fréquemment dans ses chansons et qui ont suscité de nombreuses réactions tout au long de sa carrière. Si elles ont souvent été contestées, il est devenu au fil des années l'un des Français les plus populaires.

Biographie de Renaud

Site officiel

Myspace

 

CITATIONS

 

A pas vouloir vieillir on meurt avant les autres. (P'tite conne)


Autodestructeur parfois. Jamais suicidaire.


Avec l’âge, on se désintéresse de la politique, de la vie du monde. J’ai plus de chansons personnelles qu’universelles. Je parle des petites gens.


C'était ma première chanson Crève Salope. Une chanson qui a fait le tour des lycées, qui est devenu un hymne en 68. Je l'ai chantée à la Sorbonne et au lycée Montaigne occupé. Au premier couplet, je remets en cause l'autorité du père, ensuite du prof, du flic et du curé. Je l'ai chantée partout et tous les types qu'avaient une guitare disaient : " Ouah, super ! " Le refrain était très populaire, très entraînant, très à chanter en chœur. Le premier mec avec une guitare me disait : " Ouah, écris-moi les paroles, je vais les chanter ". Et il rentrait dans son comité d'action, dans son lycée à lui. Et puis, ça a fait le tour de Paris. Il y a au moins cinq cents personnes qui l'ont écoutée, cette chanson.


Coluche me manque. L’ami, le frère, mais aussi le personnage social et politique. On aurait bien besoin de son grain de sel dans le débat.


Depuis huit jours j’étais en cure de désintox, j’avais arrêté de boire, et j’en souffrais énormément, parce que c’est une drogue dure et que j’étais accro. Un copain homosexuel m’a dit : « Fais une chanson sur les pédés, sur moi, sur notre différence, sur nos petites misères quotidiennes, et si tu le fais, je t’offre une cuite, une mouflée… » J’ai pris ça comme un défi, ridicule, ce n’étais pas très malin de sa part, mais bon, j’ai écrit la chanson… et j’ai replongé.


Depuis que je vois les gens mourir autour de moi, mes amis, Coluche, Desproges, Reiser, Balavoine, j’ai envie d’être vieux. Je suis ravi qu’on me dise que je fais plus que mon âge ! Je regarde avec admiration les vieillards dans la rue, juste pour m’imaginer comme eux et pouvoir me dire que j’ai échappé à tout, à tous les dangers de cette vie. La vieillesse, pour moi, c’est être arrivé au bout d’une course sans tomber, même si on arrive dernier.


Elle elle dit en tout cas Qu'elle aime pas les humains Pourtant elle a mis l'bon dieu Juste au-dessus d'son paddock Elle y croit si tu veux Mais c'est pas réciproque. (Banlieue rouge)


En chanson, je n’ai pas de pudeur. Il ne faut pas en avoir. Il faut livrer son âme comme une prostituée livre son cul (Télérama, 16 mars 2016).


Énervé par un bon dieu Que j'trouvais bien trop dangereux J'ai balancé ma vieille bible Par la fenêtre
Comme j'suis un garçon normal Je m'suis dit : Un cardinal Avec un peu d'bol s'la mange En pleine tête. (
L'aquarium)


Et dire que comme tous les crétins de chanteurs qui réussissent, j'ai longuement roulé en Harley (Télérama, 16 mars 2016).


Et si moi je suis barge Ce n'est que de tes yeux, Car ils ont l'avantage d'être deux. (Mistral Gagnant)


Être chanteur, c'est épuisant. Créer dans la solitude et tenir deux heures et demi sur scène, c'est une épreuve. Le fric on ne le vole pas. Quand je vois ces chanteuses fabriquées par la télé, je suis écoeuré.


Il fait pas bon être pédé quand on est entouré d’enculés.


Il m’arrive très souvent de me poser des questions. Du genre : « est-ce que je ne suis pas en train de les fourvoyer ? Est-ce que mes idées sont bonnes ? Est-ce que je ne suis pas un manipulateur d’âmes, d’émotions, avec tous mes trucs de scène, un peu fabriqués, un peu faux ? » Il m’arrive de me demander si je ne suis pas en train de prendre goût à l’ivresse du pouvoir…


J’ai moins de passions qu’avant, car je suis moins heureux. Quand j’étais heureux, les malheurs du monde me bouleversaient. Je m’interroge moins sur la misère des autres.


J’ai toujours défendu, dans mes chansons, les causes ou les vérités qui me tiennent à cœur, quitte à me tromper.


J’ai toujours eu une admiration totalement irrationnelle pour François Mitterrand. Pour l’individu, pas pour sa politique. Et je ne me suis jamais caché pour le lui faire savoir. (...) C’est le seul socialiste que j’aime.


J’ai une base de fidèles assez nombreux, assez attachés. D’une manière générale, ils sont sensibles à ce que j’écris, et je sais par divers témoignages que mes chansons les plus tristes sont celles qu’ils préfèrent : elles leur remontent le moral quand eux-mêmes sont tristes. Ils se sentent moins seuls, ils ont le sentiment que le chanteur qu’ils aiment peut être aussi fragile, perturbé et angoissé qu’eux, et ça les soutient.


J’ai vécu quelques années difficiles où je buvais beaucoup, où je parlais peu, voire plus du tout, où je me contentais de grogner et je rendais les gens malheureux autour de moi. Aujourd’hui, je les rends heureux.


J’ai vu six psys. J’ai voulu les changer, pour retourner le problème. Ils n’ont pas voulu ! Je trouve plus de réconfort auprès d’amis, comme mes musiciens, qu’auprès des psys, et ils ne me prennent pas 120 euros la demi-heure.


J’espère faire pleurer les filles, mais aussi les garçons, enfin, au moins les émouvoir. Qu’est-ce qui est plus partagé, plus commun qu’un chagrin d’amour ? Tout le monde est passé ou passera par là.


Je n’ai jamais été particulièrement destroy ! Sauf à une période de ma vie, parce que le bistrot, c’était ma famille. Mais je suis un garçon très sage. Je ne suis rebelle que dans mes chansons. Et quand il faut se battre contre l’injustice.


Je n'écoute pas ses chansons, j'ai un peu peur du vide (à propos de Jean-Louis Murat).


Je ne crois pas au bonheur. La vie m’a appris à m’attendre toujours au pire, qu’il est toujours à venir, surtout lorsque tu as connu le meilleur.


Je ne me renie pas sur Mitterrand. Malgré l’inventaire, malgré la trahison de ses amis et le fiel de ses ennemis, il reste un grand mec politique que j’ai rencontré et que j’aime. Il avait l’intelligence, l’humour et même le machiavélisme. C’était le plus fort.


Je sais que je vais essuyer des reproches du genre : « Tu n’as plus de mots rebelles, tu as baissé les bras… » La petite frange anarchiste juvénile de mon public va me reprocher le manque évident de « chansons engagées », entre guillemets. Mais ce n’est pas une obligation non plus. Je n’ai pas choisi délibérément de n’écrire que des chansons d’amour et de renoncer à celles qui contestent, dénoncent, expriment des indignations ou des révoltes.


Je souhaite à tout le monde de connaître l’ivresse d’être sur scène, de chanter, de dire ses idées, d’exprimer ses sentiments et d’avoir devant soi six mille mômes en délire qui applaudissent, qui crient votre nom, qui allument des briquets, qui pleurent et qui rient. C’est extraordinaire ! Ce n’est pas un sentiment de puissance, mais, d’être complice avec tellement de monde, on se sent plus fort, on se sent moins seul, on a plein d’espoir dans la vie, dans l’avenir.


Je suis content qu'on me dise que je suis un mec bien, parce que c'est vrai.


Je suis en pleine forme, je marche droit, je ne titube plus dans la rue. Je ne bois plus, je marche et je suis un nouvel homme… Un phénix qui renaît de ses cendres.


Je suis plus expressionniste et impudique, il n’y a pas la retenue et la pudeur de Brassens. Je me livre plus à la Brel.


Je suis un révolté de naissance et les raisons de l’être ne manquent pas vraiment. Mais je m’expose moins qu’à une certaine époque, c’est vrai. J’ai reçu pas mal de coups dans la gueule, suite à mes engagements. J’en ai donné, aussi. A droite, pas mal, mais même à gauche. Néanmoins, ça ne m’empêche pas de continuer à mener des combats pour quelques causes qui me tiennent à cœur.


Je suis vivant. Ça me donne la banane. Je voudrais vivre jusqu’à cent ans. Pourtant, quand je suis seul, pendant des heures, je gamberge. Je me dis que le pire serait de vieillir et de mourir tout seul.


L’amitié est plus durable que l’amour, sans doute. La différence, c’est le lit qu’on ne partage pas. Quoique, des fois, je dormirais bien dans le même lit qu’un copain, pour la présence physique. Si t’écris ça, on va dire que je suis devenu pédé !


L’argent ça ne se mange pas. Et j’en ai plus que je n’ai jamais rêvé en avoir dans mon adolescence. Je n’irais pas jusqu’à dire que je ne sais pas quoi en foutre, parce que c’est dur à faire avaler à ceux qui n’ont rien, mais bon, pour moi, ça va.


L'argent ne fait pas le bonheur, mais ça aide bien pour faire les commissions.


La bagnole, la télé, le tiercé C'est l'opium du peuple de France Lui supprimer, c'est le tuer C'est une drogue à accoutumance. (Hexagone)


La liste est bien trop longue de tout ce qui m’écœure Depuis l’horreur banale du moindre fait divers
Il n’y a plus assez de place dans mon cœur Pour loger la révolte, le dégoût, la colère.


La médecine est une putain et son maquereau c'est le pharmacien. (Etudiant - poil aux dents)


La mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans. (Dès que le vent soufflera)


La souffrance, c'est très rassurant, ça n'arrive qu'aux vivants. (Cent ans)


Le succès m’a plus perturbé que je ne l’imaginais. Cette pression des gens qui m’aiment ou de ceux qui me détestent. Mon proverbe préféré est : « Pour vivre heureux, visons caché. » Pas facile pour un homme public.


Le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants. (Mistral Gagnant)


Les arbres ont le cœur infiniment plus tendre Que celui des hommes qui les ont plantés. (Fatigué)


Moi je me changerai en chien Si je peux rester sur la Terre Et comme réverbère quotidien Je m’offrirai Madame Thatcher.


Pendant 4-5 ans, j’ai traversé une période difficile de dépression, que j’ai voulu soigner par des médicaments pas vraiment appropriés, en l’occurrence des conneries d’antidépresseurs et d’anxiolytiques de toutes sortes, plus un litre de pastis par jour, l’un et l’autre ne faisant pas très bon ménage…


Pourquoi m’emmerder à aller faire des télés minables ? Quand à la presse et à la radio, si je leur refuse globalement les interviews, c’est que j’ai le sentiment, à tort ou à raison, que je n’ai rien d’intéressant à raconter sur ma vie, sur ma carrière, ni sur le monde. Et puis, pour vivre heureux, vivons cachés.


Quand j’ai bu, j’ai peur de rien. Je n’ai pas peur de la mort.


Toi qui ose nous accuser de manque de générosité, sers-toi plutôt de la tienne pour te réjouir de la réussite de cette démarche humanitaire, malgré ton absence. (à Gérard Lenorman, à propos du projet Chanteurs sans Frontières)


Tuez vos dieux à tout jamais Sous aucune croix l'amour ne se plaît Ce sont les hommes pas les curés Qui font pousser les orangers. (La ballade Nord-Irlandaise)


Une foule, ça me fait toujours peur. On a l’impression, parce qu’on est un peu plus haut et qu’on a un micro, qu’on est le plus fort. Moi, je crois qu’il ne faut pas avoir peur de montrer ses doutes, sa fragilité. La force, je n’aime pas.


Une gonzesse de perdue C'est dix copains qui reviennent. (Manu)


Vivre libre C'est souvent vivre seul. (Manu)


Vouloir trop plaire c'est le plaisir des moches. (La Pêche à la ligne)


Y’a pas de recettes ! Sinon je ferai plus de 12 chansons tous les deux ans… C’est un mot, qui amène une idée, qui amène le refrain, et ainsi de suite. Moi, j’aime bien raconter une petite histoire. C’est mon côté chanson traditionnelle française. Faut dire que, sur ce terrain, j’ai été élevé, bercé par des balèzes, Brassens, Bony Lapointe… Ou alors, c’est une musique qu’on me propose, qui me plaît tellement que je trouve les paroles qui vont avec.

A PROPOS DE RENAUD

C’est la crise, les salles prennent moins de risque et préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff (Jean-Louis Murat, 2016).


Quand il ne chante pas il cause. Et quand il ne cause pas,  il écrit (Thierry Séchan).


Renaud fait le boulot de Verlaine avec des mots de bistrot. (Frédéric Dard)

 

 

 

 

 

 

 

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